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La ministre David demande la levée du lock-out à l'UQTR d'ici 48 heures

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, a sommé l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), vendredi après-midi, de lever le lock-out de ses professeurs d'ici 48 heures.

L'intervention de la ministre a pour but, dit-elle, de « créer des conditions plus propices à l’étude des offres globales déposées ce matin lors de la séance de médiation. »

« Je souhaite par ce geste, m’assurer que tous les étudiants et étudiantes de l’UQTR reçoivent les services pédagogiques auxquels ils ont droit », a déclaré la ministre David.

La direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a déposé vendredi matin une offre globale à la table de négociation au Syndicat des professeurs et professeures « souhaitant dénouer l'impasse. »

Un offre qualifiée de « coup de force » par le syndicat

Selon plusieurs sources, la direction aurait envoyé l'offre directement aux 440 professeurs de l'UQTR, sans d'abord passer par le syndicat, qui aurait reçu l'offre en même temps.

Le Syndicat des professeurs et des professeures de l'UQTR dénonce ce qu'il qualifie de « coup de force » et de geste « complètement illégal ».

Le syndicat dit avoir mandaté ses avocats pour qu'une plainte soit déposée au Tribunal administratif du travail.

Toujours selon le syndicat, le médiateur Gilles Lachance a saisi le sous-ministre du Travail du geste posé par le rectorat de l'UQTR.

Les détails de l'offre

Parmi les principales propositions de la nouvelle offre globale, l'UQTR retire sa demande d'ajouter un cinquième cours aux tâches normales d'un professeur.

Le nouveau plancher d’emploi des professeurs serait fixé à 455 postes pour 2019, ce qui signifierait l’embauche de 19 nouveaux professeurs. Le plancher d’emploi serait actuellement à 436 postes.

Au niveau des salaires, les professeurs obtiendraient une hausse de 2 % au 1er avril 2018, de 0,5 % au 1er avril 2019.

Tous les professeurs recevraient également un montant forfaitaire de 1000 $ au moment de la signature d’une convention collective.

Une marche jusqu'au bureau du député

Bon nombre de professeurs ont pris part à une marche vendredi après-midi.

Les marcheurs sont partis de l'UQTR pour se rendre jusqu'au bureau du député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, sur la rue des Forges, au centre-ville.

Les organisateurs de la marche souhaitaient que les élus de la région prennent position dans le dossier du conflit de travail.

Les professeurs de l'UQTR sont en lock-out depuis le 2 mai dernier, après près d'une année sans convention collective.

Avec les informations de Sarah Désilets-Rousseau et Pierre Marceau

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