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La mort d’un camionneur au dépôt à neige de Trois-Rivières est attribuable à une avalanche

Le 26 janvier dernier, Allen Pelusso s'est retrouvé écrasé par le panneau de la benne de son camion semi-remorque à la suite d'une avalanche. C'est une des conclusions du rapport de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) rendu public mercredi.

Un texte de Sarah Désilets-Rousseau

Le camionneur de l'entreprise André Bouvet Ltée venait tout juste de vider le chargement de son camion au dépôt à neige de la rue Bellefeuille, à Trois-Rivières.

Après son dépôt, il a avancé son camion à cinq mètres de l'amoncellement de neige, conformément au règlement. Il est sorti de son camion et a ouvert le panneau arrière de la benne pour vérifier si le déchargement était complet.

Une avalanche est alors survenue, indique la CNESST dans son rapport. Au même moment, une souffleuse circulait entre l'amoncellement de neige et le camion. La force de l'avanlanche était telle qu’elle a projeté la souffleuse sur une distance de six mètres.

« Malheureusement, il y avait une personne qui était en train de vérifier l'intérieur de sa benne », explique l’enquêteur Denis Marchand.

Deuxième cause

Même si Allen Pelusso n'a contrevenu à aucune règle sur les lieux lors de l'accident, la CNESST conclut que la circulation des piétons et des camions au même moment sur le site n'était pas sécuritaire.

« Le fait d'avoir permis cette circulation en même temps que les opérations d'empilement de neige, en sachant fort bien que des avalanches de neige, ça arrive, ça a contribué fortement à la survenue d'un tel événement », retient l’enquêteur Denis Marchand.

La Ville de Trois-Rivières, propriétaire du site, indique avoir mis en place les recommandations de la CNESST dès le lendemain de l'accident, soit en aménageant une zone pour permettre aux camionneurs de vérifier leur chargement en toute sécurité.

La Commission étudie toujours l'idée de remettre ou non un constat d'infraction à la Ville ou au gestionnaire du site, l’entreprise Cap Excavation. La loi prévoit qu'elle a un an pour le faire.

La CNESST remettra les conclusions de son enquête aux associations de camionneurs et aux établissements d'enseignement offrant le programme d'étude Transport par camion, pour ne plus qu'un tel accident se reproduise.

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