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La MRC de Maskinongé recrute en banlieue de Montréal

De nombreuses entreprises en pleine expansion dans la MRC de Maskinongé ont de la difficulté à trouver de la main-d'oeuvre. Elles doivent recruter à Montréal et dans sa banlieue nord pour tenter de combler les postes ouverts et peinent à y arriver.

Un texte de Catherine Bouchard

L’entreprise Aliments Prémont est en croissance constante depuis un an. Les contrats s'accumulent, mais ce n'est pas le cas des curriculums vitae.

« Chaque fois qu'on met une offre d'emploi, soit en ligne, soit dans les journaux, je reçois un ou deux curriculums vitae alors que j'ai besoin de 10 à 15 personnes souvent », raconte la directrice aux ressources humaines chez Aliments Prémont, Stéphanie Hamelin.L’entreprise est obligée d’envoyer un autobus matin et soir chercher des employés à Montréal pour combler ses besoins en personnel. Cela représente le quart de leurs effectifs.

« J'ai un petit autobus scolaire qui part le matin, qui vient nous apporter 16 personnes le matin, vient les chercher à 16 h et nous dépose en même temps six personnes de plus pour le quart de soir. On a 22 personnes en tout dans mon entreprise qui viennent de Montréal », énumère Mme Hamelin.

La pénurie est telle que certaines vont recruter dans d'autres entreprises de la région, situation qui inquiète les entreprises en démarrage, pour qui les effectifs sont essentiels à une viabilité de l’entreprise.

« C'est assez compliqué, parce qu’on le veuille ou pas, on commence. Les emplois que nous avons à offrir sont peu spécialisés. Dans ce domaine-là, il y a beaucoup de compétition au Québec, le taux de chômage est historiquement très bas. Donc, ça peut être difficile de retenir des employés », affirme le président de la distillerie Mariana, Jean-Philippe Roussy, qui dit miser sur l’ambiance de travail familiale pour garder ses employés.

Recrutement sur la Rive-Nord de Montréal

La MRC de Maskinongé indique que de nombreuses entreprises sur son territoire tentent d’attirer des candidats de Repentigny et L’Assomption, des municipalités à environ 45 minutes de route de Louiseville.Divel, une entreprise créant des appareils d’entreposage automatisés, connaît actuellement une très forte croissance. Elle cherche à recruter plusieurs ingénieurs.

« Ici en Mauricie, trouver des candidats avec des qualifications comme celles-là, ça nous prend entre six et huit mois », indique le vice-président aux opérations de Divel, Jean-Sébastien Descôteaux.

L'entreprise tente d'attirer des candidatures en offrant des salaires compétitifs, mais surtout, en offrant la possibilité du télétravail à de futurs employés de la banlieue nord de Montréal.

« La couronne nord est particulièrement ciblée dans nos recherches actuelles. On est à moins d'une heure de la couronne nord, à sens inverse du trafic, donc ça devient extrêmement intéressant pour ces gens-là de venir travailler ici », continue M. Descôteaux.

La MRC de Maskinongé croit que la meilleure solution serait que les travailleurs déménagent dans la région.

« Ce travailleur-là vient avec sa famille ici s'installer. Peut-être que le conjoint ou la conjointe peut trouver un autre emploi dans son domaine dans la MRC Maskinongé, donc c'est notre défi », avance le coordonnateur au développement économique de la MRC Maskinongé, Jean-Frédéric Bourassa.

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