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La MRC de Mékinac s'oppose à la nouvelle carte électorale

La pilule ne passe pas pour plusieurs élus de la Mauricie. La MRC de Mékinac s'oppose officiellement à la nouvelle carte électorale préparée en vue des élections provinciales de 2018. Une lettre sera envoyée à la Commission de la représentation électorale. L'espoir d'un revirement est bien mince, si l'on se fie au passé.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Le redécoupage prévoit faire passer le nombre de députés de cinq à quatre dans la région et plusieurs maires ne digèrent pas que leur ville change de circonscription.

Si bien que la MRC de Mékinac, dont six municipalités traverseront dans la circonscription de Champlain, s'apprête à faire parvenir une lettre à la Commission de la représentation électorale.

On est contre les changements qu’ils veulent faire. On veut conserver le comté de Laviolette tel quel avec les mêmes municipalités.

Jean-Guy Lavoie, maire de Notre-Dame-de-Montauban et préfet suppléant de la MRC de Mékinac

À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, le maire, Luc Dostaler, est déçu de voir sa municipalité se retrouver dans la circonscription de Trois-Rivières.

Selon lui, il aurait été plus naturel qu'elle traverse dans celle de Champlain.

« Notre-Dame-du-Mont-Carmel est déjà un peu répartie pour la commission scolaire, les services sociaux, la MRC », fait-il valoir.

On a déjà affaire avec beaucoup de gens, ça complique les dossiers. Se retrouver avec Trois-Rivières, ça complique encore plus.

Luc Dostaler, maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel

Surpris, mais nuancé

L'annonce a pris par surprise le maire de Saint-Tite, André Léveillé. Déçu de voir disparaître une circonscription, il se donne le temps d’apprivoiser sa nouvelle circonscription, Champlain.

On était habitué avec Laviolette, avec le créneau de Shawinigan. C'est une nouvelle surprenante.

André Léveillé, maire de Saint-Tite

Processus plus sensible en région

Le professeur de sciences politiques à l’Université Laval, Éric Montigny, a déjà observé ce genre de sensibilité au sein du processus dans le passé, notamment en Gaspésie.

C’est beaucoup plus sensible en région qu’en ville, remarque-t-il.

Selon lui, la MRC de Mékinac fait bien d’exprimer sa volonté auprès de la Commission de la représentation électorale. Selon lui, l’espoir est toutefois bien mince.

Dans le passé, on n’a vu peu de changements à cette étape du processus.

Éric Montigny, professeur au département de sciences politiques de l'Université Laval

Il insiste sur l’indépendance du processus de renovuellement de la carte électorale.

Éric Montigny mentionne que des critères très rigoureux existent pour protéger le poids des électeurs et aussi les communautés naturelles.

« Le processus est fait en plusieurs étapes justement pour être en mesure d’entendre le milieu », explique-t-il.

Impossible toutefois de satisfaire tout le monde, selon M. Montigny.

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