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La police de Trois-Rivières craint les impacts de la légalisation du cannabis

Les policiers de la Ville de Trois-Rivières s'inquiètent des problèmes de cohabitation entre les fumeurs de marijuana et les non-fumeurs avec la légalisation à venir du cannabis. Cette question a été mise de l'avant dans le rapport annuel du service police.

Un texte de Catherine Bouchard

Lors de la modification des interdictions sur la cigarette, le service de police avait reçu de nombreuses plaintes. Il s'attend à faire face à la même réalité avec le cannabis. « Il y a une cohabitation à faire entre les gens qui vont vouloir en fumer et les gens qui n'endurent pas cette senteur-là. On le vit avec la cigarette. Les gens sont intolérants face aux gens qui fument à côté d'eux. Possiblement aussi au niveau de la cohabitation dans les immeubles, ça, ça fait partie des préoccupations », explique le directeur du service de police, René Martin.

Dans la population, la question divise. Alors que certains veulent les mêmes restrictions que pour la cigarette, d'autres voudraient qu'une interdiction complète de consommation dans l'espace public soit appliquée.

« Pour moi, ça ne me dérange pas, mais pour mes enfants, ça me dérange. J'ai un enfant de quatre ans », indique Nancy Jonca.

D'autres voient peu de différence entre le cannabis et le tabac. « Ça m'importe peu. Je n'en prends pas, mais ce n'est pas pire qu'une cigarette », souligne Marc-Antoine Bellemare.

La loi 157 adoptée par l'Assemblée nationale le 12 juin prévoit les mêmes restrictions pour le cannabis que pour le tabac dans l'espace public.

Les municipalités pourraient légiférer dans les parcs, par exemple. Trois-Rivières a d'ailleurs commencé à modifier certains règlements municipaux pour les adapter à l'arrivée du cannabis.

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