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La soie d'Amérique charme la France

Après que des agriculteurs du Vermont aux États-Unis eurent été séduits par la soie du Québec, voilà que la Coopérative Monark, de Saint-Tite, reçoit des appels d'agriculteurs français intéressés par la culture d'asclépiade. Un article du Paris Match explique l'engouement.

L'hebdomadaire français consacre quatre pages à la soie d'Amérique et à ses pionniers de la Mauricie dans son numéro du 8 décembre. La région y est même décrite comme une province, ce qui fait sourire le président de la Coopérative Monark, Daniel Allard.

Depuis sa publication, il y a une avalanche de demandes d'information.

Daniel Allard, président de la Coopérative Monark

L'agriculteur de Saint-Tite s'attend à voir des agriculteurs français débarquer sur ses terres l'été prochain, ce qui accentuera la demande pour les produits textiles issus de l'asclépiade.

« Pour répondre à cet appétit-là, les partenaires de la filière nous demandent encore une fois de doubler nos superficies », ce qui implique des rencontres d'agriculteurs, des formations, l'identification de nouveaux agriculteurs « qui n'ont d'autres choix que de réussir », renchérit Daniel Allard.

Des manteaux aussi chauds que populaires

Les premiers manteaux d'hiver isolés en soie d'asclépiade ont tous trouvé preneurs. Dix jours après leur lancement par l'entreprise Quartz Co, tout l'inventaire était écoulé.

Le Paris Match fait d'ailleurs mention du premier manteau isolé en soie d'asclépiade. Un tel engouement pour la fibre végétale aux propriétés isolantes crée nécessairement une pression additionnelle pour le producteur Encore 3.

« On est en croissance. Les choses commencent. La filière vient de consolider son approvisionnement qui se déploiera au cours de l'année qui vient », dit avec confiance François Simard, PDG d'Encore 3 et producteur de la fibre d'asclépiade.

L'expansion se poursuit

Le nombre de fermes engagées dans la culture d'asclépiade vient de dépasser le cap de la centaine.

Le papillon monarque, qui se nourrit d'asclépiade et qui en fait son habitat, est depuis peu protégé en vertu de la Loi fédérale sur les espèces en péril. Avec une culture d'asclépiade en constante progression, la survie du papillon est grandement favorisée.

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