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Le candidat défait Dominic Therrien explique la déroute conservatrice

« Difficultés à devenir un parti véritablement national et bilingue »; « difficultés à attirer des femmes »; « relation houleuse avec les médias » : voilà quelques-unes des explications de Dominic Therrien au sujet de la défaite de sa formation, le Parti conservateur du Canada (PCC), aux dernières élections fédérales du 19 octobre dernier.

Un texte de Marie-Eve Cousineau

Le candidat conservateur, qui a terminé au troisième rang dans la circonscription de Trois-Rivières, a publié mardi un billet de blogue intitulé « Diagnostic d'une défaite électorale selon un conservateur francophone ».

D'emblée, Dominic Therrien salue, entre autres, le « bilan économique impressionnant ainsi qu'un leadership international fort du premier ministre Stephen Harper » après ses neuf années au pouvoir.

Mais l'avocat ajoute qu'une réflexion s'impose après une défaite « sans appel » des conservateurs à Ottawa.

Outre l'usure du pouvoir, Dominic Therrien montre du doigt la trop petite place faite aux francophones et aux Québécois au sein du PCC. 

« Mon expérience lors de la dernière élection m'a démontré que nous avons besoin de faire une place plus grande aux francophones et aux Québécois au sein de notre parti, notamment aux échelons supérieurs, si nous voulons progresser et véritablement devenir un parti national », écrit-il.

Dominic Therrien note que dix députés conservateurs ont été élus au Québec lors des élections fédérales de 2006 et de 2008, « ce qui démontre que, en 2015, nous n'avons finalement que regagné nos acquis sans véritablement réussir à percer dans un nombre significatif de nouveaux comtés traditionnellement moins conservateurs ».

Trop peu de candidates, dit Therrien

Dans son billet, Dominic Therrien qualifie le pourcentage de femmes candidates du PCC aux dernières élections (19,5 %) de « faiblesse inacceptable au 21e siècle ».

Les conservateurs ne sont pas parvenus, dit-il, à bien faire passer leur message auprès des électeurs, notamment en raison de leur « piètre relation » avec « plusieurs organisations médiatiques ». Pourtant, dit Dominic Therrien, un « nombre important » de candidats et d'ex-ministres du parti « agissent avec beaucoup d'aisance » avec les médias.

Dominic Therrien croit que le PCC doit modifier « quelque peu [ses] messages » et surtout, leur livraison.

Une réflexion s'impose, conclut-il, pour « assurer la progression et la pérennité » du parti.

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