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Le conflit de travail s’éternise chez Delastek à Shawingan

Déception, tristesse, impatience, espoir : les employés de Delastek sont habités par des sentiments partagés. Le conflit de travail dure depuis deux ans maintenant et les négociations sont au point mort avec l'employeur. Le syndicat affirme que le président est de mauvaise foi, mais l'espoir est toujours vivant chez les grévistes.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Quand la grève a été déclenchée en avril 2015, une cinquantaine d’employés se succédaient au piquet de grève.

Depuis, une dizaine de grévistes ont quitté le navire, mais ce n’est rien pour décourager ceux qui sont toujours là.

Parmi eux, Nicole Trudel et Nicole Dupuis qui espèrent toujours un règlement.

À cet espoir s’ajoute un sentiment d’impuissance devant le stationnement de l’usine que les employés voient se remplir depuis plusieurs mois.

Les grévistes se demandent s’il restera encore de la place pour eux quand le conflit sera réglé.

Un triste anniversaire

De passage dans la région lundi, le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné, a tenu à souligner ce qu’il qualifie de triste anniversaire.

Selon lui, l’intransigeance du président de Delastek, Claude Lessard, rend le conflit impossible à régler sans l’intervention d’un arbitre de différend.

Le cœur du litige est la distinction entre les employés de production et ceux de la recherche et développement, qui eux, ne sont pas syndiqués.

Renaud Gagné indique qu’il a mis beaucoup de pression sur Bombardier dernièrement.

Crise de confiance

Pour le professeur titulaire en relations de travail à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Jean-Claude Bernatchez, il n’y a aucun doute qu’une crise de confiance fait rage chez Delastek.

Le recours à un arbitre de différend pourrait faire partie de la solution.

Le président de Delastek, Claude Lessard, n’a pas rendu nos appels.

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