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Le corps de police d'Obedjiwan reprendra sa place le 1er mai

Une entente est survenue entre les Atikamekw d'Obedjiwan et les gouvernements provincial et fédéral au sujet du financement du corps de police autochtone. Depuis le 1er avril, la Sûreté du Québec (SQ) assure le service de sécurité publique dans la réserve, en Haute-­Mauricie.

Selon le chef des Atikamekw d'Obedjiwan, Christian Awashish, le gouvernement du Québec avait décidé à la fin mars de ne plus verser « le financement promis », ce qui avait mené à la décision d'abolir temporairement le service de police locale. 

Christian Awashish a déclaré mercredi qu'une entente a été conclue avec les gouvernements du Canada et du Québec, ce qui permet le retour de la police locale sur la réserve.

L'entente tripartite comprendrait une hausse du financement de 1,5 % pour les deux prochaines années. Le chef d'Obedjiwan affirme que les deux paliers de gouvernements ont accepté d'accorder un financement annuel de plus de 2,6 millions de dollars.

Le corps de police d'Obedjiwan compte entre 22 et 24 agents.

En janvier dernier, le ministère de la Sécurité publique du Québec avait mandaté un enquêteur de la SQ afin de produire un rapport pour déterminer si les polices autochtones avaient besoin d'argent supplémentaire. Le rapport concluait que le financement annuel devrait être rehaussé à 2,6 millions de dollars.

Soulagement dans la communauté

Le départ imminent de la Sûreté du Québec du territoire d'Obedjiwan est un soulagement pour les citoyens, selon le chef Christian Awashish. « Les gens se sentaient plus rassurrés quand c'était nos policiers qui parlent la langue, qui avaient une façon de faire plus adaptée à notre réalité. »

Selon lui, même si la Sûreté du Québec a plus d'agents sur le territoire que la police habituelle, les agents hésitent parfois à intervenir, ce que déplorent les citoyens.

Avec les informations de Maude Montembeault et de Marilyn Marceau

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