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Le coût de la vie moins cher à Trois-Rivières, selon l'IRIS

L'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) publie les résultats de son étude sur le salaire viable au Québec, à quelques jours de la hausse annuelle du salaire minimum, qui passera à 10,75 $ le 1er mai. Des 5 villes du Québec étudiées, c'est à Trois-Rivières que le coût pour une vie décente est le plus bas.

À Trois-Rivières, l'IRIS estime qu'il en coûte 49 517 $ par année pour qu'une famille de deux adultes et deux enfants vivent décemment. C'est 8293 $ de moins que ce qu'il en coûte à une famille de Sept-Îles (57 810 $) et 3411 $ qu'à une famille de Montréal (52 928 $).

Cette année, l'IRIS a aussi mis à jour ses chiffres pour Montréal et Québec, mais a également calculé les salaires viables pour les villes de Saguenay, Trois-Rivières et Sept-Îles.

Un salaire viable moyen de 15,10 $ au Québec

En moyenne au Québec, ce salaire viable est de 15,10 $. Le salaire viable, explique l'IRIS, calcule combien une personne travaillant à temps plein doit gagner de l'heure pour vivre décemment dans une localité donnée, tout en ayant une marge de manœuvre pour améliorer sa situation.

« Quand on fait la moyenne de tous les salaires viables calculés, nous arrivons à 15,10 $ comme salaire viable national », affirme Minh Nguyen, chercheur à l'IRIS et auteur de la note. « Il manque donc 4,35 $ pour que le salaire minimum au Québec permette réellement aux gens de combler leurs besoins de base, mais également pour qu'ils puissent se sortir de la pauvreté, en ayant suffisamment de ressources pour retourner aux études par exemple. »

Une hausse du salaire minimum s'impose, selon l'IRIS

Le chercheur de l'IRIS constate que « quand on regarde le portrait des salariés qui travaillent pour moins que 15 $/h - donc pas assez pour combler tous les besoins de base - on constate que c'est plus d'un million de personnes au Québec que cela concerne, donc 26 % des salariés québécois. »

Philippe Hurteau, également chercheur à l'IRIS et auteur de la note, soutient « qu'il a été démontré qu'une hausse importante du salaire minimum était une bonne politique de stimulation économique, principalement dans des économies basées sur la consommation des ménages comme la nôtre. »

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