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Le maire de Trois-Rivières veut un quartier résidentiel sur le site d’Aleris

Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque a présenté au gouvernement du Québec un plan de développement pour le site d'Aleris : il aimerait qu'on y trouve un quartier résidentiel. Le candidat à la mairie Jean-François Aubin y voit une annonce à saveur électorale, pour séduire les résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Yves Lévesque affirme que le projet prévoit la construction d’au moins 150 résidences et des parcs aux endroits où les sols ne peuvent pas être assez décontaminés pour y mettre des maisons. Il aimerait aussi qu’on y trouve des pistes cyclables et des étangs.

Celui qui l'affrontera à la mairie, le conseiller municipal Jean-François Aubin, considère que de sortir cette information à quelques jours du début officiel de la campagne électorale, c’est une façon pour le maire de montrer qu’il s’intéresse au secteur Cap-de-la-Madeleine, où est située l'ancienne usine d'Aleris.

« Ça s’appuie sur quoi ça? Quelles études ont été faites pour dire on va faire cela, c’est la meilleure chose. Est-ce qu’on a bien évalué les coûts de décontamination, les impacts sur la circulation et le besoin? », se demande-t-il.

Jean-François Aubin aurait préféré que le conseil municipal et les citoyens soient consultés sur l'avenir du site d'Aleris. Yves Lévesque rappelle que le terrain n'appartient pas à la ville et que c'est aux promoteurs qui en feront l'acquisition de décider de l'avenir de ce terrain.

« Les entrepreneurs sont assez intelligents, ils connaissent le marché, c’est eux autres qui risquent leur argent, donc c’est eux qui vont décider, avec la collaboration de la Ville, quels projets vont être là pour assurer une rentabilité de leurs investissements », réplique M. Lévesque.

La décontamination du site est source de conflit. L’ancien exploiteur du site, Alcoa, refuse de payer pour la décontamination, ainsi que l’actuel propriétaire, une entreprise appartenant à Tim Martinez.

Le ministère de l’Environnement du Québec les a tous les deux mis en demeure.

De son côté, Trois-Rivières presse Québec de régler le problème pour que les terrains puissent à nouveau être utilisés.

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