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Le métier de divertisseur de taureaux : l'art de jongler avec le danger

On les appelle familièrement les clowns, mais leur rôle va bien au-delà du simple fait de faire rire la foule lors des rodéos. Dominic Roy en sait quelque chose, lui qui est divertisseur de taureaux depuis plus de 15 ans, notamment au Festival western de Saint-Tite. Il décrit son rôle comme étant celui d'un garde du corps lorsque les cowboys sont projetés au sol.

Un texte de Marie-Ève Trudel

« C'est l'un des métiers les plus dangereux qui existent », admet d'emblée Dominic Roy, qui confie également que c'est sa plus grande passion.

Un taureau pèse généralement entre 1200 et 1500 livres. « Faut prendre le contrôle de cet animal-là, prendre la charge », affirme le professionnel de 34 ans. 

Si le divertisseur de taureaux ne fait pas le poids, il développe néanmoins certaines ruses. « On a un certain cowsense qu'on appelle. Avoir du cowsense, c'est être capable de lire l'animal », dit Dominic Roy. Cette qualité est très appréciée par ceux que Dominic Roy a le mandat de protéger. 

Il arrive que les monteurs de taureaux restent attachés avec l'animal lorsqu'ils tombent. « C'est là que [les divertisseurs] vont mettre leur vie en risque pour nous, pour venir nous sauver », affirme le monteur de taureaux Timothé Brunelle.

Ils sont généralement deux ou trois divertisseurs de taureaux dans l'enceinte. Dominic Roy insiste sur l'importance du travail d'équipe : « C'est de se comprendre juste en se regardant », dit-il. 

Malgré toutes les précautions prises, les blessures sont quasi inévitables pour ces professionnels des rodéos. Là-dessus, Dominic Roy a un remède préventif : « Une bonne forme physique, ça va aider à récupérer des blessures ou des coups qu'on va recevoir », tranche-t-il. 

En tout, 10 rodéos sont présentés à Saint-Tite durant les 10 jours du Festival, qui se déroule du 11 au 20 septembre.

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