Le navire, dont les vagues ont causé des dommages à des propriétés riveraines de Yamachiche en avril dernier, allait trop vite. C'est ce que conclut Transports Canada dans son rapport d'enquête.

Des résidents, aux prises avec les conséquences des inondations printanières, avaient décrié les vagues destructrices provoquées par le passage de l'embarcation et avaient porté plainte.

L'enquête démontre que le navire commercial contrevenait à l'avis à la navigation en vigueur, émis par la Garde côtière canadienne.

« La vitesse enregistrée de l'EM KEA avant son entrée sur le lac Saint-Pierre était de 13.8 nœuds. Elle aurait par la suite augmenté constamment pour atteindre 17,6 nœuds en face de Yamachiche et jusqu'à 18,6 nœuds un peu plus loin », peut-on lire dans le rapport de cas publié le 17 juillet dernier.

Dans les 48 heures entourant l'incident, tous les autres navires commerciaux ont traversé ce secteur à une vitesse d'au plus 14,4 nœuds.

Le ministre réagit

Dans une déclaration, le ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, a souligné que la Loi sur le pilotage fait présentement l’objet d’une révision.

« Cet incident démontre clairement la nécessité d’accroître l’imputabilité et les pénalités en lien avec des actions jugées négligentes de la part des pilotes qui exercent leurs activités au nom des organisations de pilotage reconnues. J’ai l’intention d’aborder cette question durant le processus de révision », dit Marc Garneau.

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