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Le Pavillon de l'Assuétude souhaite acquérir l'auberge Escapade de Shawinigan

Le centre de traitement de dépendances Pavillon de l'Assuétude veut agrandir ses locaux et accroître son offre dans le but d'offrir des services plus adaptés à sa clientèle.

L'auberge Escapade a accepté l'offre d'achat conditionnelle déposée par le Pavillon de l'Assuétude. Le montant n'a pas été dévoilé par les parties. Toutefois, la transaction n'est pas officialisée, puisque la Ville doit d'abord autoriser un changement de zonage de l'immeuble.

Les locaux actuels permettent d'accueillir 32 pensionnaires à Shawinigan et 32 autres à Saint-Guillaume.

« La demande pour nos services n'a cessé de grandir, explique le directeur général du Pavillon de l'Assuétude, Alexandre Ratté. On est à l'étroit. On a besoin de plus d'espace. »

Le projet se prépare depuis plus de deux ans, indique Alexandre Ratté. « On a analysé plusieurs scénarios, dont l'agrandissement de nos locaux actuels et la construction d'un nouvel immeuble », dit-il.

La meilleure solution pour nous reste celle d'acheter l'auberge Escapade. Ce sont des installations qui comprennent des bureaux et des chambres. C'est difficile à trouver.

Alexandre Ratté, directeur général du Pavillon de l'Assuétude

L'organisation n'a pas souhaité divulguer d'où viendrait le financement pour acheter l'auberge, puisqu'il serait actuellement conditionnel au changement de zonage.

En bonne santé financière

Le Pavillon de l'Assuétude était menacé de fermeture il y a deux ans lorsque des coupes à l'aide sociale avaient été annoncées par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Or, ce n'est plus le cas.

Les nouvelles règles prévoient que les prestataires de l'aide sociale, dont fait partie 80 % de la clientèle de l'organisation, reçoivent moins d'argent lorsqu'ils sont hébergés dans un centre d'intervention.

Le Pavillon de l'Assuétude a vu ses revenus baisser de 110 000 $ en raison de ces compressions budgétaires, mais l'organisation affirme avoir reçu une part d'une nouvelle enveloppe de 6 millions de dollars accordée par Québec en février 2016 pour y pallier. « On aurait certainement dû fermer nos portes s'il n'y avait pas eu la nouvelle subvention », résume le directeur général du Pavillon de l'Assuétude.

Avec les informations de Sarah Désilets-Rousseau

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