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Le pub Le Trèfle de Trois-Rivières retrouve des croix celtiques volées grâce aux médias sociaux

À quelques jours de la Saint-Patrick, les propriétaires du pub irlandais Le Trèfle, à Trois-Rivières, étaient bien découragés de s'être fait voler des croix celtiques, cette fin de semaine. Ils ont lancé un appel au public sur Internet pour retrouver les voleurs. Leur démarche a porté fruit.

Un texte de Marilyn MarceauTwitterCourriel

Les propriétaires de la taverne ont publié sur Facebook une image tirée d'une caméra de surveillance. On y voit un jeune homme soupçonné d'être complice du vol d'une des croix.

Martin Veillette, un des copropriétaires, explique qu'il n'a pas contacté la police. Il trouvait plus efficace de s'occuper lui-même de cette affaire par l'entremise des médias sociaux, un phénomène qu'on observe de plus en plus.

« Je trouvais que c'était le moyen le plus rapide pour essayer de les retrouver et je me dis que la police a probablement d'autres choses plus importantes à faire », dit-il.

Lundi matin, la publication avait été partagée près de 2000 fois. « Je n'en revenais pas à quel point les gens ont embarqué pour retrouver les malfaiteurs », affirme Martin Veillette, reconnaissant.

Croix celtiques localisées

À la suite de la publication, un universitaire a contacté Martin Veillette pour lui dire que ce sont des gens de son groupe qui, de passage à Trois-Rivières dans le cadre d'un carnaval, ont pris les croix.

Martin Veillette préfère taire le nom de l'Université et de la personne qui l'a contacté, mais il affirme qu'il ne s'agit pas d'étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Le Trèfle a retrouvé ses croix celtiques lundi après-midi. Martin Veillette ne compte pas dénoncer les voleurs, il ne connaît d'ailleurs pas leur identité. Il s'est fait dire qu'il y aurait des sanctions à l'interne et cela lui suffit.

La Sécurité publique de Trois-Rivières lance un appel à la prudence aux personnes qui choisissent de publier des photos de présumés voleurs. « Souvent, les personnes vont mettre ça sur Facebook ou autres réseaux sociaux sous l'impulsivité, mais est-ce que c'est vraiment la bonne personne? Est-ce qu'on a fait une enquête là-dessus? Parce qu'on peut se tromper et on peut mettre une autre personne et à ce moment là, si on fait fausse route, on peut être poursuivi au civil », indique Carole Arbelot, porte-parole de la Sécurité publique.

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