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Le site des Ursulines classé patrimoine culturel

Le site des Ursulines de Trois-Rivières sera classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Cette protection des bâtiments patrimoniaux survient au moment où la communauté religieuse souligne 320 ans d'histoire à Trois-Rivières.

Un texte de Camille Carpentier

Plusieurs édifices situés dans le Vieux Trois-Rivières appartenant aux Ursulines seront classés au patrimoine culturel par Québec :

Le classement vise l’extérieur et l’intérieur de la maison Blanche ainsi que l’extérieur des autres bâtiments du site, de même que les terrains et les aménagements paysagers. Ces édifices ont été construits entre le début du 18e et la seconde moitié du 20e siècle.

Ce classement signifie que tous travaux ou modifications sur les bâtiments devront dorénavant être approuvés par Québec. Les bâtiments seront également admissibles à une aide financière de la part du gouvernement pour des restaurations.

Bien que ce classement se prépare depuis 2014, Jean-Denis Girard explique qu’il était devenu encore plus important de préserver le patrimoine puisque les Ursulines doivent quitter leur monastère l’année prochaine.

320 ans d’histoire

Pour les Ursulines, la protection de ces bâtiments donne l’impression que leur mission d'hospitalité et d'éducation ne prend pas tout à fait fin avec leur déménagement

« Plus qu'une protection, c'est une présence qui se poursuit », dit soeur Yvette Isabelle, présidente du Conseil de gestion du monastère des Ursulines de Trois-Rivières.

Cette annonce s'est faite à l'occasion de la journée de commémoration de l'arrivée des Ursulines à Trois-Rivières il y a 320 ans.

Le 10 octobre 1697, trois religieuses de Québec débarquaient à Trois-Rivières pour venir fonder des institutions d'enseignement et d'éducation. Cette commémoration prenait une tournure toute particulière avec le déménagement des soeurs.

La cérémonie pour célébrer les trois siècles d'histoire de ces religieuses était particulièrement touchante pour celles habituées à travailler dans l'ombre.

Les gens ayant œuvré avec les Ursulines étaient aussi touchés par la commémoration.

« Ça me touche, parce que je célèbre la messe de temps à autre pour les Ursulines, relate le prêtre Pierre Leroux. Je les connais depuis longtemps. Ce qu'elles ont fait ici à Trois-Rivières et ce qu'elles continuent de faire malgré leurs limites, je trouve ça extraordinaire. »

Avec la collaboration de Catherine Bouchard.

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