L'épuisement des parents est un phénomène qui est de plus en plus étudié. En effet, une mère sur cinq souffrirait de surmenage parental à un moment ou un autre de sa vie. Des spécialistes d'une dizaine de pays réunis à Trois-Rivières cette semaine discuteront de cet épuisement, mais aussi de l'importance des ressources pour soutenir les familles.

L’automne dernier, Audrey Gilbert a dû prendre un moment de recul. Officiellement en arrêt de travail pour surmenage professionnel, l’enseignante a aussi cherché à rétablir l’équilibre entre le travail et la famille.

L’épuisement parental est de plus en plus répandu et peut prendre différentes formes : fatigue extrême, perte d’appétit, isolement, stress lié à la présence de l’enfant ou perte d’intérêt pour celui-ci.

« Il y a un lien assez étroit entre l'épuisement parental et le désir de vouloir être un parent parfait, de vouloir avoir un enfant parfait, indique le professeur au département de psychologie de l’UQTR, Carl Lacharité. Il y a une espèce de cercle vicieux qui, chez certains parents, va s'engager. »

Quand le surmenage parental frappe, contrairement à l'épuisement professionnel, il est difficile de retirer le parent de son rôle le temps de prendre une pause.

« Il faut penser en terme de prévention de ce genre de phénomène chez les parents, mais aussi penser à quel genre de soutien on peut mettre en place autour de ces parents lorsqu'ils en sont rendus là », croit Carl Lacharité.

Ressources pour parents épuisés

Il existe pourtant des ressources qui sont parfois méconnues. À Trois-Rivières, la Maison des familles Chemin du roi fait partie de ces organismes qui offrent du support aux parents.

En s’ouvrant aux autres, les parents peuvent y trouver du réconfort, mais aussi apprendre à vivre avec l’imperfection.

Selon le reportage d'Amélie Desmarais

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