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Le taux de chômage recule en Mauricie, mais la population active aussi

Trois-Rivières n'est plus la capitale québécoise du chômage, un titre qu'elle a longtemps porté. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, le taux de chômage se situe maintenant à 6,3 %, soit un demi-point de pourcentage au-dessus de la moyenne québécoise.

Il s’agit d’une diminution comparativement à la même date l’an dernier, lorsque ce taux se situait à 7,2 %. Les chômeurs en Mauricie sont passés de 7300 en juillet 2016 à 6100 en juillet 2017.

« Il y a une amélioration notable, confirme le professeur en économie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Frédéric Laurin. Il y a trois ans, on a touché un plancher avec la fermeture de grandes entreprises. Et là, on voit des PME qui prennent le relai de l’embauche. Beaucoup de PME sont très dynamiques, certaines doublent de taille aux deux ans. »

Parmi les grands centres urbains de la province, Saguenay affiche désormais le taux de chômage le plus élevé.

Ces chiffres ne renferment toutefois pas que de bonnes nouvelles pour l’économie de la région. Ce recul du taux de chômage est en effet attribuable à la diminution de la population active dans la région.Au cours de la dernière année, le nombre d’emplois en Mauricie est passé de 130 400 à 125 700.

Cela signifie que plus d’habitants de la Mauricie ont arrêté de chercher un emploi et pourraient ainsi être retraités ou bénéficier de l’aide sociale.

« Le taux d’activité est passé de 60 % à 55 %. Ça veut dire qu’il y a de moins en moins de monde sur le marché du travail, précise Frédéric Laurin. Des gens qui sont chômeurs quittent complètement le marché du travail à Trois-Rivières et en Mauricie, et ça c’est inquiétant. »

Trois-Rivières se relève encore de son passé industriel et il reste encore beaucoup à faire pour revigorer le développement économique de la région, selon Frédéric Laurin.

« On a encore beaucoup de croûtes à manger à Trois-Rivières. Il y a beaucoup d’inquiétudes sur la pauvreté. »

Les changements sont en marche, mais il faudra encore du temps à la région pour retrouver une bonne santé économique. Selon Frédéric Laurin, les nouvelles PME de la région font encore face à des défis de recrutement de main-d’œuvre qualifiée.

Avec les informations de Maude Montembeault.

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