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Le web pour intéresser les élèves à l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières

Diffuser en direct une répétition de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières (OSTR) dans les écoles primaires de la Mauricie et donner l'occasion aux élèves d'échanger avec le chef Jacques Lacombe, voilà le rêve de la directrice générale de l'OSTR, Nathalie Rousseau.

Un texte de Marilyn Marceau

Les tableaux interactifs que l'on trouve maintenant dans les salles de cours seraient mis à contribution pour projeter la pratique et permettre aux élèves d'interagir avec les musiciens.

L'orchestre, lui, se trouverait à Montréal, dans une salle équipée de caméras et de toute la technologie nécessaire pour réaliser un tel projet.

La directrice générale de l'OSTR a eu cette idée en constatant qu'il est de plus en plus difficile de déplacer des groupes d'élèves jusque dans les salles de concert, notamment en raison des compressions budgétaires du gouvernement québécois en éducation.

Nathalie Rousseau espère aussi que cette façon moderne de présenter la musique symphonique réussisse à susciter l'intérêt des jeunes, généralement peu exposés à cette forme d'art.

« Ça fait partie de la mission de l'orchestre de diffuser la musique symphonique, de faire aimer la musique symphonique à tous les types de clientèle », dit-elle.

Financer l'aventure musicale

L'idée a reçu l'appui des Commissions scolaires de la Riveraine, de l'Énergie et du Chemin-du-Roy, pour qui il s'agit d'une activité moins coûteuse que l'étaient les Matinées symphoniques, par exemple.

L'Orchestre doit maintenant trouver du financement pour réaliser son projet, baptisé « OSTR web ». Il lui faudrait entre 35 000$ et 50 000$.

L'OSTR tente présentement de convaincre des partenaires privés d'embarquer dans l'aventure.

La directrice générale affirme que la réponse des investisseurs potentiels est très encourageante. « Les gens qu'on approche en ce moment sont emballés par le projet en raison de l'aspect innovateur », dit-elle.

Et qu'en est-il du chef Jacques Lacombe et des musiciens ? Ils sont enthousiastes, assure Nathalie Rousseau.

« C'est très valorisant pour les musiciens de participer à un projet qui est innovateur, pour eux, ça donne une dimension supplémentaire à leur travail. [...] Ils savent que le projet va être vu par des milliers d'enfants. »

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