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Les cégeps se prononcent sur un mandat de grève

Les enseignants du Cégep de Drummonville ont adopté, jeudi soir, un mandat de grève de 6 jours à plus de 92 %. Un vote similaire aura lieu dans les autres cégeps de la région au cours des prochains jours.

Un texte d'Alexandre Duval

Les enseignants du Collège Shawinigan se prononceront sur le même mandat le 15 septembre, tandis que les enseignants du Cégep de Victoriaville voteront le 23 septembre et ceux du Cégep de Trois-Rivières, le 25 septembre.

Le mandat propose six journées de grèves tournantes qui pourraient être déclenchées au gré des négociations avec le gouvernement du Québec concernant le renouvellement des conventions collectives des employés des secteurs public et parapublic. Les conventions sont venues à échéance le 31 mars dernier.

Des votes partout au Québec

Au début du mois de septembre, le Front commun syndical, qui regroupe 400 000 employés des secteurs public et parapublic au Québec, a annoncé le lancement de consultations pour ce mandat de grève de 6 jours dans les assemblées de ses syndicats membres.

Même si toutes les assemblées syndicales choisissent de voter en faveur de ce mandat et que les journées de grèves étaient décrétées par la suite, elles n'auraient pas forcément lieu simultanément à travers la province. Des journées de grève régionales ou nationales pourraient donc s'entremêler.

Le vote sur ce mandat de grève se déroulera jusqu'à la fin du mois de septembre dans les assemblées des syndicats membres du Front commun.

Des moyens de pression déjà entamés

Au Collège Shawinigan, les enseignants ont déjà mis en place certains moyens de pression. Le président du syndicat, Luc Vandal, affirme que les enseignants arborent entre autres certains accessoires vestimentaires à l'effigie du Front commun.

Les enseignants ont aussi entrepris de perturber le déroulement des rencontres des comités institutionnels du Collège. Dans toutes les rencontres, les membres du personnel enseignant font en sorte que soit abordée la question des négociations avec le gouvernement.

Dès la semaine prochaine, les enseignants boycotteront les activités qui ne font pas directement partie de leurs tâches telles que les rencontres de divers comités institutionnels dans lesquels ils s'engagent de façon volontaire.

Au Cégep de Trois-Rivières, les moyens de pression se font aussi sentir. Depuis la rentrée scolaire, les enseignants s'adonnent à des activités de ralentissement administratif, selon le président du syndicat, Jean Fournier. Ils ne se présentent plus à un certain nombre de comités de travail où la partie patronale est présente, par exemple.

Les départements du Cégep de Trois-Rivières ont aussi fait le choix de ne pas soumettre leur plan de travail à la direction de l'établissement en début d'année scolaire.

Le syndicat des enseignants du Cégep de Victoriaville confirme aussi que des moyens de pression sont exercés depuis la rentrée.

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