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Les écoles de la Mauricie et du Centre-du-Québec majoritairement en bon état

Alors que l'état physique des écoles défraie régulièrement les manchettes à Montréal, la situation est complètement différente en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Un texte d'Amélie Desmarais

Pour l'ensemble des 5 commissions scolaires de la région qui comptent plus de 200 écoles primaires, secondaires et préscolaires, seulement 15 écoles sont considérées en mauvais état selon les plus récentes données du ministère de l'Éducation qui datent de mai 2015.

Ainsi, l'école considérée comme la plus vétuste de la Mauricie et du Centre-du-Québec est l'école secondaire alternative La Fermentière située à Warwick. C'est la seule de la région qui obtient la note E. En visitant cette école, qui offre à une trentaine d'élèves de 15 ans et plus la possibilité de terminer leur secondaire en combinant les notions académiques à des ateliers de la ferme ou d'ébénisterie, impossible de deviner qu'elle obtient une telle note. 

« Ici on est dans une toute petite école et il faut changer la chaudière et faire la réfection du toit, explique le directeur général adjoint de la Commission scolaire des Bois-Francs, Julien Lavallée. Quand on regarde les coûts, c'est environ 200 000$ sur une bâtisse qui en vaut 700 000$. »

Pour déterminer l'indice de vétusté des bâtiments, le Ministère a fait une estimation du coût pour l'ensemble des travaux à effectuer de mai 2015 à mai 2020. Ce montant est ensuite divisé par la valeur du bâtiment. Une fois le résultat converti en pourcentage, on obtient le taux de vétusté. Les immeubles dont le taux dépasse 15% sont considérés comme en mauvais état. Entre 15 et 30%, ils obtiennent la note D. Lorsque le taux dépasse 30%, la note est E. 

Avec un taux de vétusté de 30,47%, la situation de l'école alternative La Fermentière est loin d'être catastrophique selon la Commission scolaire des Bois-Francs.

« Nous on ne parle pas de pire parce que dans le fond ce sont des travaux d'entretien régulier, un peu comme dans nos maisons résidentielles, et on le planifie sur 5 à 10 ans, explique M. Lavallée. On s'assure d'avoir un environnement qui est sain et ce sont toutes des choses qui sont à l'extérieur de la classe. »

En Mauricie et au Centre-du-Québec, la Commission scolaire La Riveraine est la seule dont les écoles sont toutes sous le seuil de vétusté de 15% donc, en bon état. À la Commission scolaire de l'Énergie, une seule école dépasse légèrement ce seuil et obtient la note D. Il s'agit de l'école primaire Shawinigan qui nécessite un investissement de près de 1,5 million $.

C'est à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy que l'on retrouve l'école dont le coût des travaux estimés par le ministère pour la période de 5 ans est le plus élevé de toute la région atteignant presque 2 millions $. Les de l'école Saint-Philippe toilettes ont été entièrement refaites au cours de l'été 2015. Le système de ventilation et de chauffage doit être mis aux normes, la toiture doit être refaite ainsi que la cour extérieure.

Peut importe l'indice de vétusté des écoles, elles sont nombreuses à avoir besoin de travaux au cours des prochaines années. Le ministère de l'Éducation évalue à plus de 100 millions $ le coût total des travaux à faire dans l'ensemble des écoles de la Mauricie et du Centre-du-Québec d'ici mai 2020.

 

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