Retour

Les futures infirmières et super-infirmières implorent l'UQTR de laisser leurs professeurs travailler

Les futures infirmières et super-infirmières craignent que le lock-out ait un impact négatif sur le réseau de santé et implorent l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) de permettre à leurs professeurs de reprendre le travail.

Dans une lettre adressée à la direction et au conseil d'administration de l'UQTR, au Centre intégré universitaire de santé et de service sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) et à la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ), l'Association des étudiants de cycles supérieurs en sciences infirmières (AECSSI) dénonce l'annulation des stages d'une trentaine d'infirmières praticiennes spécialisées.

On peut y lire « qu'en plus de retarder le parcours des étudiants, le lock-out a pour effet de limiter l’accessibilité aux soins de santé de la population, parce que ces étudiants stagiaires auraient effectué de réelles consultations [...] désengorgeant ainsi le système de santé ».

L’AECSSI précise que la reprise des stages annulés sera difficile dans un avenir rapproché puisqu'il leur faut plusieurs mois d’organisation avec les différents partenaires, dont le CIUSSS MCQ et les groupes de médecine familiale (GMF) de différentes régions du Québec.

L'Association des étudiantes en sciences infirmières (AESI) de l'UQTR a aussi fait part à la direction de l'urgence d'agir dans une lettre transmise mercredi. « Cette mesure extrême de dernier recours a de nombreux impacts non négligeables principalement associés à l'accès aux emplois dans le secteur de la santé », peut-on lire.

Une quarantaine de finissantes de l'UQTR doivent attendre de recevoir leurs résultats scolaires avant de pour commencer à travailler dans le réseau de la santé cet été.

« Elles devaient avoir leurs résultats le plus tôt possible pour pouvoir commencer comme CEPI, candidate à l'exercice de la profession d'infirmière, dans les hôpitaux de partout, à la grandeur du Québec », explique la présidente de l'Association des étudiantes en sciences infirmières, Léa Durocher. 

La Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ) qui représente les infirmières et super infirmières pour la région est inquiète. La présidente Nathalie Perron indique que la relève est très attendue en particulier pour remplacer pendant les vacances estivales. Au CIUSSS MCQ, on dit suivre la situation de près.

Plus d'articles

Vidéo du jour


10 faits que vous ignoriez sur les rêves





Rabais de la semaine