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Les policiers de Trois-Rivières équipés d'armes d'assaut

Les patrouilleurs du service de police de la Ville de Trois-Rivières ont été parmi les premiers au Québec à être équipés d'armes semi-automatiques, aussi utilisées dans l'armée. Ces armes, dites de support par les autorités policières, sont déployées principalement lorsque des personnes armées sont barricadées.

Les policiers de Trois-Rivières utilisent les HK 416 depuis 2015. Les armes sont gardées sous clé et peuvent être utilisées uniquement à la demande d'un superviseur.

En tout, 17 policiers ont été formés à l'école nationale de police de Nicolet pour utiliser les armes acquises au coût de 5000 $ chacune. Le programme de formation avait été mis sur pied à la suite de la tuerie au collège Dawson de Montréal en 2006. Le coroner avait recommandé de munir les patrouilleurs d'armes longues pour pouvoir neutraliser un tireur sans avoir à attendre les équipes spécialisées.

À Trois-Rivières, il n'y a pas de groupe tactique. Les armes longues sont donc très utiles, notamment lorsque des individus armés se barricadent. « Dans ces appels-là, soit c'est très long pour le résoudre, soit c'est très rapide, donc, effectivement, quand c'est très long, la SQ a le temps de venir nous prêter assistance. Par contre, lorsque ça se fait rapidement, si l'individu décide de sortir, il faut être prêt effectivement », explique le porte-parole de la police de Trois-Rivières, Luc Mongrain.

Le spécialiste en armes à feu Francis Langlois a été surpris d'apprendre que les patrouilleurs de Trois-Rivières étaient munis de telles armes. « C'est le même type d'armes utilisées par la plupart des forces de l'OTAN, explique-t-il. Le projectile a une très très grande vélocité, donc ça pénètre facilement n'importe quelle barrière comme une fenêtre ou une porte, aussi des gilets par balle. »

Contrairement aux pistolets classiques des policiers qui ont une courte portée, ces armes sont donc mieux adaptées pour neutraliser les tireurs actifs. Si les HK 416 ont été déployés à plusieurs reprises, jamais les policiers de Trois-Rivières n'ont eu à faire feu, selon Luc Mongrain.

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