Cette semaine est une période de déménagements pour des milliers de Québécois, un moment propice à la propagation des punaises de lit.

En juin et juillet, le camion de déménagement est l'un des principaux vecteurs de propagation de ces insectes.

Comme la punaise de lit vit sur les meubles et sur les matelas, les couvertures de protection utilisées par les déménageurs peuvent être infestées.

Harold Leavy, entomologiste et spécialiste en gestion parasitaire aux Entreprises Maheu, à Montréal, estime que : « On devrait s'assurer auprès des déménageurs qu'ils aient des couvertures propres à chacun des transports. On devrait même passer la balayeuse dans le camion entre les déménagements. »

Il y a aussi les matelas ou les meubles infectés de punaises de lit que certains laissent en bordure de rue. Ceux qui ramasseront ces meubles risquent d'amener chez eux des punaises de lit.

Si quelqu'un amène une punaise de lit chez lui, au bout d'un mois, il y en a 50, après deux mois 500, et après quatre mois 5000.

Aux prises avec ce problème dans leur logement, certains vont déménager, croyant mettre un terme au problème.

Punaises de lit : un problème en croissance

Selon Harold Leavy, « les gens attendent trop longtemps avant de faire savoir qu'ils ont des punaises de lit. Difficile à concevoir, mais des gens ont appris à vivre avec les punaises de lit. Il s'agit de personnes âgées en perte d'autonomie, de personnes ayant des problèmes de santé mentale ou qui vivent dans la pauvreté. »

Récemment, l'entreprise de Harold Leavy s'est rendue dans un logement à Montréal où le locataire avait 150 punaises de lit sur sa peau.

Les propriétaires de logements infectés ne font pas toujours appel à des firmes spécialisées et ils utilisent des produits inappropriés.

La punaise de lit se nourrit du sang des humains.

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