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Les salariés de Trois-Rivières avantagés, selon l’IRIS

Vivre à Trois-Rivières et avoir des enfants est une situation économique avantageuse, selon l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS). L'institut publie les résultats de son étude sur le salaire viable au Québec, à quelques jours de la hausse annuelle du salaire minimum, qui passera à 11,25 $ le 1er mai.

Un texte de Claudie Simard

Une famille de deux adultes et deux enfants dépensent un montant net de 49 849$ pour vivre décemment une année à Trois-Rivières, selon l'IRIS. Ce calcul est fait entre autres à partir des montants des principaux fournisseurs de services et de l’Institut de la statistique du Québec.

Le chercheur de l’IRIS Philippe Hurteau explique que la situation à Trois-Rivières est avantageuse en raison du faible coût des logements et de la disponibilité d’un système de transport en commun, contrairement à d’autres municipalités où les citoyens doivent posséder une voiture pour se déplacer.

Pour 2017, le salaire viable a été établi à 13,15 $ de l’heure par l’IRIS; c’est le salaire qui permettrait aux travailleurs de « non seulement couvrir ses besoins de base, mais se doter d’une marge de manœuvre pour sortir de la pauvreté », peut-on lire dans le communiqué.

L’avantage d’être parent

L’écart entre les personnes qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas est important cette année selon Philippe Hurteau, en raison de l’Allocation canadienne pour enfants.« Cette année, c’est le gouvernement fédéral qui a donné un solide coup de main aux familles. Mais l’État ne peut compenser davantage pour les entreprises qui offrent de mauvais salaires à leurs employés » écrit-il.

À Trois-Rivières, une personne seule devrait gagner 13,08 $ l’heure pour avoir un salaire viable en 2017. Or, le salaire minimum sera de 11,25 $ dès le 1er mai, un écart de 1,83$ l’heure.

« Comme les personnes seules représentent 57 % de la population couverte par notre échantillon, nous croyons qu’il est légitime de poursuivre l’objectif d’un salaire minimum à 15$ de l’heure, car ces travailleurs et travailleuses ne peuvent compter que sur un salaire de marché pour s’extirper de la pauvreté », analyse Philippe Hurteau.

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