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Les travailleurs de l'ombre d'ICI Mauricie-Centre-du-Québec

Derrière les chefs d'antenne, animateurs et journalistes d'ICI Mauricie-Centre-du-Québec se cachent de nombreux travailleurs de l'ombre. Des artisans précieux, sans qui les nouveaux bulletins d'informations (8 h 55 et 11 h 55), l'émission radiophonique Chez nous le matin et le Téléjournal 18 h ne pourraient voir le jour quotidiennement. Portraits, en images, de quelques-uns d'entre eux.

Les téléjournaux sont semblables à de gros casse-tête de 1000 pièces. Reportages, brèves, images, son, sous-titres, tableaux... « Mon rôle, c'est d'assembler toutes les pièces du puzzle », dit Hugo Mercier, aiguilleur-réalisateur. Au commande de la régie automatisée, il demeure en contact avec les techniciens et les caméramans sur le terrain durant le téléjournal. « Je suis le dernier filet de sécurité avant la mise en ondes », ajoute-t-il. Son meilleur ami ? La barre d'espacement de son clavier, qui lui permet de lancer les topos en ondes !

Mylèn Gagnon est médiathécaire et locutrice-sous-titreuse. Grâce à elle, les malentendants peuvent « entendre » les nouvelles. Munie d'un casque d'écoute et d'un micro, elle dicte à Dragon - son logiciel de reconnaissance vocale - les paroles prononcées par les gens interviewés en direct. Les sous-titres défilent en temps réel à l'écran. « Dragon reconnaît ma voix, dit-elle. Mais il faut toujours que je le nourrisse ! » Au menu, de nouveaux mots liés à l'actualité, des noms de lieux et de personnes. À force d'en manger, Dragon digère mieux et retranscrit correctement les conversations en direct.

S'il n'était pas là, des barres de couleur apparaîtraient sur vos écrans. Daniel Ricard, technicien-coordonnateur du centre de contrôle des réseaux et de la régie centrale de la télé (oui, c'est un long titre!), gère la circulation vidéo de la station. C'est lui qui dirige les signaux vidéo vers la bonne destination : la régie automatisée, le centre de l'information à Montréal, etc. Il numérise aussi les disques et les vieilles cassettes de tournage.

C'est à Christian Fafard que va le mieux le titre de « travailleur de l'ombre ». Tapi dans sa salle de montage, il prépare les manchettes et les accroches des reportages. « Mon travail, c'est de vendre ce qui est à venir dans le Téléjournal », dit-il. Toute une tâche sachant qu'il n'a que quelques minutes pour capter l'attention des téléspectateurs. Ses collègues caméramans et journalistes, dit-il, lui facilitent la tâche. « C'est comme faire une recette avec de bons ingrédients », conclut-il.

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