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Lock-out à l'ABI : la direction veut interdire aux syndiqués de se trouver sur les terrains de l'usine

La direction de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) et le syndicat des Métallos sont au tribunal au palais de justice de Trois-Rivières, lundi. La direction de l'usine souhaite reconduire une injonction pour limiter, voire même interdire l'accès aux terrains de l'ABI aux travailleurs en lock-out.

L'injonction, qui avait été obtenue par la direction de l'ABI quelques heures après le déclenchement du lock-out le 11 janvier, est valide jusqu’en fin d’après-midi lundi.

La direction aimerait prolonger pour une durée indéterminée l'injonction qui limite sur la ligne de piquetage le nombre et les actions des employés syndiqués. Elle souhaite également élargir la portée de l’injonction et demande au juge d’interdire aux travailleurs en lock-out d’accéder aux terrains de l’ABI.

L’avocat de la direction fait valoir deux incidents pour motiver sa requête. Le 12 janvier, il allègue que des clous avaient été déposés sur la voie qui mène jusqu’à l’aluminerie. Quelques jours plus tard, le 18 janvier, les cadres qui opèrent l’usine pendant le lock-out ont dû sortir de leur autobus pour que les syndiqués procèdent à une fouille, à la recherche de briseurs de grève.

Pour sa part, la partie syndicale demande au juge de lui accorder le droit de distribuer des tracts aux personnes qui se rendent à l’ABI. Pour le moment, l’injonction leur interdit de s’approcher des véhicules qui y circulent.

Les représentations devant le tribunal ont commencé lundi matin. Une vingtaine de syndiqués assistent aux échanges, vêtus de leur chandail des Métallos.

Avec les informations de Sarah Désilets-Rousseau

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