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Lock-out à l'ABI : le syndicat dénonce la présence de briseurs de grève

Le Syndicat des Métallos a déposé lundi au Tribunal administratif du Travail une demande pour faire cesser le recours à des briseurs de grève chez ABI. Les 1030 travailleurs syndiqués de l'aluminerie de Bécancour sont en lock-out depuis janvier.

Le syndicat explique qu’à la suite d’une enquête effectuée mardi dernier par le ministère du Travail, accompagné de représentants syndicaux, il a constaté la présence de quatre briseurs de grève.

« Nous demandons une ordonnance du Tribunal administratif du travail pour que la compagnie cesse de recourir aux services de ces quatre personnes de façon spécifique et qu’elle ne contrevienne pas de façon générale aux dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail », a déclaré le président de la section locale 9700, Clément Masse.

Il s’agirait seulement de la pointe de l’iceberg, selon le Syndicat des métallos.

Ce dernier a rapporté que lors d’une première visite à l’ABI, un certain délai s’était écoulé entre l’arrivée de l’équipe d’enquête et son entrée dans l’usine en raison du visionnement d’une vidéo sur la sécurité.Le syndicat estime que ce délai « donne une chance aux représentants de l’employeur de brouiller les pistes. »

Moins de 145 cadres autorisés à travailler aux cuves

Lors d'un conflit de travail, seuls les cadres embauchés avant le début des négociations, en l’occurrence le 25 août 2017, sont autorisés à effectuer les tâches normalement effectuées par les travailleurs syndiqués, a expliqué le Syndicat des métallos dans un communiqué de presse.

En temps normal plus de 1200 travailleurs syndiqués et cadres font fonctionner les trois séries de cuves de l’usine.

À l’heure actuelle, avec une série de cuves en service, moins de 145 cadres sont autorisés à travailler à la production, en lieu et place des travailleurs syndiqués en lockout.

« On ne voit pas comment l’usine peut fonctionner au tiers de sa capacité avec 12 % de personnel, si elle n’a pas recours à des briseurs de grève », a ajouté Clément Masse.

Cette demande en justice de la part du Syndicat des métallos survient quelques semaines après le dépôt d'une poursuite de 19 millions de dollars de l'ABI à l'endroit du syndicat.

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