Retour

Lock-out à l'UQTR : les étudiants préoccupés par la situation

Une lettre ouverte signée par 70 étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) fait état des inquiétudes que partagent de nombreux étudiants de l'établissement par rapport aux impacts du lock-out des professeurs, déclenché mercredi.

La lettre fait mention du fait que l’UQTR n’avait pas initialement précisé qu’en plus des cours suspendus, le lock-out entraînait aussi la suspension du travail de supervision de recherche des professeurs.

Plusieurs signataires étudient aux cycles supérieurs à l’UQTR et se désolent de ne pouvoir déposer leur essai, mémoire ou thèse, ou encore de faire réviser leurs travaux.

Les 70 étudiants qui ont paraphé la lettre ouverte espèrent que le conflit de travail opposant l’UQTR à son syndicat des professeurs soit rapidement réglé.

Un climat d’incertitude

L’Association générale des étudiant(e)s de l’UQTR (AGE UQTR) fait elle aussi d’état des inquiétudes et du climat d’incertitude qui touche les étudiants de l’université trifluvienne.

En entrevue à l’émission Facteur matinal, le président de l’AGE UQTR, Frédéric Thibault, a témoigné avoir rencontré de nombreux étudiants qui s’inquiètent des impacts que pourrait avoir le lock-out des professeurs.

« Il y a en a qui sont inquiets pour leur futur emploi, d’autres pour leur stage, relate le président de l’association étudiante. Certains sont plus inquiets que d’autres. Ça va un peu dans la lignée de l’incertitude qui régnait hier. »

Une rencontre devant le médiateur jeudi

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et les professeurs sont convoqués à Québec jeudi après-midi pour une rencontre avec le médiateur Gilles Lachance.

L’établissement a mis ses 445 professeurs en lock-out mercredi.

La convention collective des professeurs de l’établissement était échue depuis mai 2017.

Les membres du syndicat des professeurs de l’UQTR devaient se prononcer au début juin sur un mandat de grève de 20 jours.

Plus d'articles