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Mandat de grève : les enseignants du Cégep de Trois-Rivières votent pour

Comme dans plusieurs autres cégeps de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les enseignants du Cégep de Trois-Rivières ont voté en faveur d'un mandat de grève comprenant six journées rotatives dans le cadre de la négociation de leur convention collective avec le gouvernement québécois. Ils se sont prononcés pour le libellé à près de 84 %.

Un texte d'Alexandre Duval

Plus de 215 enseignants du Cégep de Trois-Rivières s'étaient déplacés, vendredi après-midi, pour faire valoir leur point de vue sur cette proposition. « Le débat s'est bien effectué et massivement, on a rapidement senti que notre groupe de professeurs était prêt à passer à l'action de façon plus engagée », explique le président du Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières, Jean Fournier.

Le corps enseignant du Cégep de Trois-Rivières rejoint donc ceux d'autres institutions collégiales qui se sont déjà prononcées en faveur de ce même mandat de grève, dont le Collège Shawinigan, le Cégep de Drummondville et le Cégep de Victoriaville.

L'acquisition de ce mandat ne signifie pas pour autant que les enseignants décréteront les six journées de grève. Jean Fournier soutient qu'à ce stade-ci, l'objectif demeure de négocier avec la partie patronale et d'en venir à une entente signée.

Des mandats forts

Jean Fournier souligne que les mandats adoptés dans des dizaines d'établissements collégiaux à travers le Québec sont sans équivoque. « Ce sont tous des mandats très forts, même dans certains cégeps, c'est du 90 % [...] Il y a un mouvement de solidarité sans précédent au Québec », dit-il, soulignant que le personnel de soutien et les professionnels des cégeps ajoutent leurs voix à celles des enseignants.

Les syndicats membres du Front commun, qui est à l'origine de cette consultation et qui représente environ 400 000 employés des secteurs public et parapublic au Québec, ont jusqu'au début du mois d'octobre pour se prononcer sur ce mandat.

Si les journées de grève sont déclenchées, le calendrier sera coordonné par le Front commun. Or, comme il s'agit de journées de grève rotatives, elles pourraient s'organiser à l'échelle locale ou régionale.

La convention collective des employés des secteurs public et parapublic au Québec est échue depuis la fin mars. La semaine dernière, la Fédération interprofessionnelle de la santé a quitté la table des négociations, jugeant inacceptable l'offre de la partie patronale.

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