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Manifestation des employés de l'État au centre-ville de Trois-Rivières

Les employés de la fonction publique et parapublique du Québec continuent de mettre de la pression sur le gouvernement Couillard dans l'espoir de faire avancer les négociations pour le renouvellement de leur convention collective. Environ 150 employés de l'État ont manifesté sous la pluie, mercredi matin, au centre-ville de Trois-Rivières.

Un texte d'Alexandre Duval

Devant la Place La Mauricie, sur la rue des Forges, les travailleurs membres de plusieurs centrales syndicales se sont réunis sous l'égide du Front commun pour réclamer davantage d'écoute de la part de Québec.

« On s'est rencontré aux tables de négociations tout l'été, mais la partie patronale ne prenait même pas de notes. Ils nous regardaient et ils laissaient le temps passer », a lancé le président du conseil central de la CSN pour le Coeur du Québec, Paul Lavergne.

Les travailleurs réunis ont dénoncé la lenteur des négociations, leur convention collective étant échue depuis le mois de mars 2015. À quelques jours de la première journée de grève rotative qui doit avoir lieu en Mauricie et au Centre-du-Québec, le 28 octobre, les travailleurs souhaitaient lancer le message qu'ils sont déjà mobilisés.

Des offres jugées inacceptables

Les employés de la fonction publique et parapublique continuent de dénoncer les offres mises de l'avant par Québec. Ils en ont particulièrement contre les propositions en matière salariale.

Le gouvernement espère geler leur salaire pour les deux premières années de la nouvelle convention collective et leur accorder 1 % d'augmentation pour les trois années suivantes.

Paul Lavergne perçoit cette offre comme un affront et soutient que cela se traduirait en une baisse du pouvoir d'achat des travailleurs. « L'indice des prix à la consommation, ça augmente chaque année, mais pas [notre] salaire », a-t-il dit.

Le son de cloche est le même du côté des employés de la FTQ au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, qui dénonce aussi l'ensemble des offres patronales.

« Ils veulent toucher à nos retraites. Ils veulent toucher à nos conditions de travail. Pourtant, qui maintient les services publics? Ce sont tous les travailleurs qui sont là! Les offres du gouvernement son méprisantes! », a fulminé Rosaire Hamelin, le président du syndicat.

D'après Frédéric Dagenais, le président régional pour le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, les intentions du gouvernement Couillard vont au-delà de l'atteinte de l'équilibre budgétaire.

« Le gouvernement veut faire une société d'utilisateur-payeur. C'est un combat idéologique », a-t-il lancé.

Le 1er mai dernier, les travailleurs de la CSN, de la CSQ et de la FTQ s'étaient aussi rassemblés devant les bureaux de Radio-Canada, au centre-ville de Trois-Rivières, pour dénoncer l'attitude gouvernementale dans le cadre des négociations.

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