Lors de la tenue du registre contre le projet de Nemaska Lithium à Shawinigan en janvier, des manifestants en appui au projet s'étaient rendus devant l'hôtel de ville pour appuyer le projet. Est-ce que l'exercice aurait pu être mieux encadré par la Ville de Shawinigan?

L'article 550 de la loi sur les élections et les référendums dans les municipalités stipule qu'à l'endroit où le registre est accessible « nul ne peut utiliser un signe manifestant son appui ou son opposition à la tenue d'un scrutin référendaire ».

La Ville de Shawinigan dit toutefois n'avoir rien à se reprocher, s'appuyant sur le fait que le même article de loi stipule que le responsable du registre « peut faire cesser ou enlever toute publicité interdite ».

« Pendant toute la journée, on n'a reçu aucun commentaire négatif et aucune plainte n'a été formulée », dit le directeur des communications à la Ville de Shawinigan, François St-Onge. Il soutient qu'entre 500 et 600 personnes se sont rendues à l'hôtel de ville lors de la journée de la tenue du registre, principalement pour le paiement des taxes.

La Ville a toutefois reçu une information du bureau du Directeur général des élections. « Ils nous demandaient un peu de regarder comment ça se passait », résume François St-Onge. Il ajoute : « les gens du greffe sont allés voir les gens qui manifestaient et leur ont demandé de quitter ».

Si des gens s'étaient plaints directement, François St-Onge soutient que la Ville serait intervenue. « C'est ce qu'on aurait fait dès le premier signe d'une personne qui nous aurait dit que ça dérangeait, que c'était intimidant », dit-il. 

« On s'assure que les gens qui viennent pour signer un registre le fassent d'une façon très libre et volontaire et ne soient pas intimidés de quelque façon que ce soit », affirme François St-Onge.

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