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Mary-Sophie Harvey : le dévouement incarné

Mary-Sophie Harvey ne s'en cache pas, elle veut gagner une médaille olympique. Et elle fait tout pour y arriver. À 18 ans, la nageuse fait partie de l'élite mondiale. Elle s'entraine avec les meilleurs de son sport et dégage une confiance hors norme. Mary-Sophie possède tous les atouts pour aspirer aux grands honneurs.

Un texte d’Olivier Caron

Du haut de ses six ans, la petite Mary-Sophie est déjà inspirée par la passion qui unit ses parents : la natation. Douze ans plus tard, le sport est devenu sa religion.

Elle est dans la piscine d’innombrables heures par semaine, ce qui fait souvent passer sa vie sociale au second plan. Elle fait l’école à la maison et doit souvent se lever aux petites heures du matin pour s’entraîner.

Pour elle, ce sont des sacrifices qui en valent la peine. Des sacrifices qui, aujourd’hui, lui permettent de voyager pour vivre sa passion.

L’appel de la Turquie

Depuis l’âge de 14 ans, Mary-Sophie Harvey s’entraînait au Parc olympique de Montréal. Au printemps dernier, son club d’entraînement a fermé. Elle n'avait alors aucun endroit pour s'entraîner, à trois mois de ses premiers championnats du monde.

Quelques appels effectués par son entraîneur et, le temps de le dire, Mary-Sophie traverse l’Atlantique pour s’entrainer au réputé centre Energy Standard, en Turquie. Elle y retrouve des athlètes d’expérience comme Chad Le Clos, multiple médaillé olympique, et Sarah Sjöström, détentrice de six records du monde.

« C'est une atmosphère pour bien performer. Tout le monde a le même objectif. Ça m'a vraiment aidé à réaliser à quel point je ne suis pas si loin d'eux autres et qu'on n’est pas si différent non plus. […] Je pense que si on peut s'imprégner de ça, on peut se rendre aussi loin. »

Ses premiers championnats mondiaux

À 17 ans, elle prend part à sa première compétition mondiale au niveau sénior, les championnats du monde de la FINA, dans la capitale hongroise, Budapest. Une étape importante dans sa carrière. Elle est arrivée au 14e rang, au 200 m style libre.

Elle ne cache pas sa déception face à ce résultat pourtant excellent.

Et de l’expérience, elle pourra en acquérir davantage dans les prochains mois. La jeune femme au large sourire participera aux prochains Jeux du Commonwealth en avril 2018, en Australie.

Elle ira également représenter le Canada, une fois de plus l'an prochain aux Championnats Pan-Pacifique à Tokyo.

Mary-Sophie compte retourner dans la capitale japonaise en 2020 pour ses premiers Jeux olympiques. Là-bas, elle vise un podium. Si son énergie positive et contagieuse se transpose dans la piscine, il y a fort à parier que l’athlète de la Mauricie reviendra au bercail avec une médaille autour du cou.

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