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« Moi et un méchant réfugié syrien! » : l'ironie d'un clown humanitaire pour vaincre les préjugés

« Je pense que c'est un beau symbole de me voir avec une petite fille dans un camp de réfugiés syriens en Jordanie qui rit, qui a beaucoup de plaisir, qui est attachante et qui n'a rien d'un terroriste! » C'est ce qu'a dit le clown humanitaire Guillaume Vermette quant à la photo qu'il a publiée sur Facebook pour inviter les gens à montrer de l'ouverture à l'égard des réfugiés.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Dans la légende de la photo, Guillaume Vermette qualifie, avec une pointe d'ironie, l'enfant qu'il tient dans ses bras de « méchant réfugié syrien ». Cette photo se veut pour lui une façon de contrer les discours voulant « qu'on ne devrait pas ouvrir nos portes aux réfugiés parce que c'est une menace et un danger pour des attaques terroristes ».

Guillaume Vermette invite la population à s'informer davantage. « Faire une association entre les terroristes et les réfugiés, qu'ils soient syriens ou pas, ça n'a aucun sens », défend-il. L'ignorance et la peur mènent à de tels raisonnements selon lui. « Moi je dirais informez-vous et allez à la rencontre de ces gens-là et posez des questions. »

Le clown humanitaire reconnaît que la peur puisse être légitime, mais il insiste sur l'importance de ne pas céder à une peur irrationnelle. « On a de réelles tragédies en ce moment dans le monde (...) et ça fait peur, ça fait peur pour vrai. Quand l'homme a peur, l'homme tombe souvent dans la haine », se désole-t-il.

« C'est une urgence humanitaire mondiale et on a l'occasion et la possibilité de donner et de faire quelque chose de bien », insiste le clown humanitaire. « Pour une fois, faisons-le donc! On rêve d'un monde en paix, on veut tous ça et on a l'occasion de faire une action significative pour ça », conclut-il. 

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