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Moins de collectes dans les rues de Trois-Rivières

La Ville de Trois-Rivières souhaite que moins de campagnes de financement se déroulent dans ses rues. Une politique est en cours d'élaboration. Des organismes qui misent sur ces collectes sont inquiets.

La sécurité est la principale raison invoquée pour justifier une baisse du nombre de permis qui seront octroyés pour tenir des collectes dans les rues. En 2017, seize organismes ont obtenu un permis.

« À chaque fois qu’il y a des collectes sur la voie publique, on a une multitude de plaintes [...] et les gens sont sollicités de partout, ça devient lourd aussi pour eux, c’est ce qu’on nous dit également », a déclaré Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.

Des critères seront établis pour déterminer qui a droit à un permis. Par exemple, il faudra que l’organisme soit basé à Trois-Rivières et que l’argent recueilli soit redistribué aux Trifluviens.

Les organismes pourraient aussi avoir droit de faire des collectes une fois aux deux ans, pour permettre une rotation.

Les endroits où les collectes seront permises vont aussi changer, selon Yvan Toutant. Elles ne se tiendront plus près des feux de circulation, parce que le service de police considère que c’est trop dangereux. « À quelques occasions, on a évité des accidents de justesse », affirme M. Toutant.

Les heures pour tenir des barrages routiers pourraient aussi être restreintes.

« Tout ça est sur la planche à dessin, ça n’entrera pas en service demain matin, mais on est en train de préparer la politique et ça va être éventuellement soumis au conseil de ville qui acceptera ou refusera cette politique », précise le porte-parole de la Ville. Les nouvelles règles pourraient entrer en vigueur au printemps prochain.

Inquiétude chez COMSEP

Les collectes dans les rues permettent au Centre d'organisation mauricien de services et d'éducation populaire (COMSEP) d’amasser entre 22 000 $ et 27 000 $ par année.

La coordonnatrice générale de COMSEP suggère d’augmenter le nombre de coins de rue disponible pour les collectes, au lieu de diminuer le nombre de permis octroyés.

Cela permettrait d’éviter de solliciter toujours les mêmes citoyens. « Je suis tout à fait consciente que ça peut être fatigant pour les gens d’avoir un point de collecte toutes les semaines ou toutes les deux semaines », dit-elle.

D'après les informations de Sarah Désilets-Rousseau

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