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Moisson Mauricie et Centre-du-Québec pâtit de la hausse du prix des aliments

Si le prix du panier d'épicerie augmente, ce n'est pas le cas du budget des consommateurs, ni de celui de l'organisme Moisson Mauricie et Centre-du-Québec, qui ressent fortement les effets de la hausse du prix des aliments.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Son conseil d'administration travaille actuellement à mesurer l'impact concret de la hausse pour les familles démunies. Le pourcentage du revenu qui va à l'alimentation est déjà très élevé, rappelle le président du conseil d'administration de Moisson Mauricie et Centre-du-Québec, Jean-Guy Doucet.

L'organisme affirme que l'augmentation du prix des aliments a un effet direct sur les dons reçus. Lorsqu'un aliment coûte cher, les supermarchés ont tendance à gérer leur inventaire de façon serrée afin qu'il y ait moins de surplus. Résultat : il reste moins d'aliments frais à donner à Moisson Mauricie et Centre-du-Québec, déplore Jean-Guy Doucet.

Le président n'a toutefois aucun doute sur le maintien de la collaboration avec les supermarchés.

Tirer des leçons pour la prochaine saison

Moisson Mauricie et Centre-du-Québec est habituée de distribuer des aliments frais, mais l'organisme envisage dorénavant de profiter des bas prix et de l'abondance pour faire des provisions. Lorsque la récolte est abondante, comme ce fut le cas à l'automne 2015, Jean-Guy Doucet affirme qu'il serait possible « d'amasser le plus de légumes possible à la fin de la saison, de les traiter, de les mettre en sac et de les congeler ».

L'organisme dispose depuis environ un an des équipements nécessaires pour entreposer et congeler la nourriture. 

Moisson Mauricie et Centre-du-Québec constate une augmentation de la clientèle qui a recours à l'aide alimentaire ces derniers mois, mais n'est pas en mesure d'attribuer cette hausse à celle du prix des aliments. Jean-Guy Doucet ne s'attend pas à ce que la situation s'améliore de sitôt.

D'après les informations de Marie-Ève Cousineau. 

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