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Mort suspecte dans une maison de thérapie de Trois-Rivières

Alors que le temps des Fêtes est une période de réjouissance pour plusieurs, il a tourné au cauchemar pour la famille d'une jeune femme qui était en pleine thérapie à La Maison Carignan de Trois-Rivières. Elle y a perdu la vie et les circonstances entourant sa mort sont nébuleuses.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Le Bureau du coroner confirme qu'il enquête sur la mort suspecte d'une jeune femme de 21 ans survenue le 27 décembre à ce centre de thérapie pour toxicomanes.

Jointe au téléphone, la responsable des communications, Geneviève Guilbault, confirme que la surdose est une des hypothèses étudiées par le coroner.

Une autopsie a été pratiquée sur le corps de la jeune femme et des tests toxicologiques ont été demandés par le coroner responsable.

Geneviève Guilbault, responsable des communications au Bureau du coroner

Le rapport du coroner sur les causes exactes et les circonstances de la mort de la jeune femme sera rendu public au cours des prochains mois.

Le Service de police de la Ville de Trois-Rivières confirme s'être rendu sur les lieux le 27 décembre et affirme qu'il collabore à l'enquête. Toutefois, selon la porte-parole, Carole Arbelot, il n'y aurait aucun élément criminel dans ce dossier.

Pas de commentaires

Joint au téléphone, le directeur général de La Maison Carignan, Alain Poitras, n'a pas voulu commenter la nouvelle.

Il nous a fait parvenir un communiqué dans lequel il confirme qu'une personne qui était hébergée par l'organisation est décédée en décembre dernier.

M. Poitras explique qu'« une cellule de crise a été déployée et des intervenants psychosociaux du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) se sont joints à l'équipe d'intervention de La Maison Carignan afin de soutenir les résidents. »

D'ailleurs, le CIUSSS-MCQ, qui accorde une subvention annuelle à l'organisation d'un peu plus de 200 000 $ n'a pas voulu faire de commentaire.

Le fondateur troublé

Cette histoire ne laisse pas indifférent le fondateur et ancien directeur général du centre.

D'emblée, Yvon Carignan s'est dit troublé d'apprendre cette nouvelle.

Selon lui, aucun décès n'est survenu dans cet établissement qui porte encore son nom et qu'il a dirigé pendant plus de 25 ans.

C'est un milieu protégé, pis ça arrive là. Je trouve ça triste.

Yvon Carignan, fondateur de La Maison Carignan

Sans blâmer la direction actuelle, il dit attendre avec impatience le rapport du coroner pour en savoir plus sur les causes et les circonstances de la mort de la jeune femme.

Il espère que cet événement servira à alimenter une réflexion afin que la direction prenne des mesures pour que ça ne se reproduise plus.

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