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Mouvement « Faut qu'on se parle » : Jean-Martin Aussant anime une assemblée de cuisine à Nicolet

« Faut qu'on se parle »... Avouez que c'est saisissant quand un proche vous aborde de cette façon. Il faut croire que le mouvement du même nom lancé récemment a également saisi les gens des environs de Nicolet. 

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Une assemblée de cuisine à laquelle devaient participer 15 personnes s'est transformée en un rassemblement d'une quarantaine de personnes, animé par Jean-Martin Aussant. Les gens présents en avaient beaucoup à dire. Principalement sur la culture et l'éducation.

Dès son arrivée au Musée des religions du monde de Nicolet, où se tenait le rassemblement, Jean-Martin Aussant reconnaît certains électeurs.« De plusieurs tendances politiques », précise d'emblée l'ex-député de Nicolet-Yamaska, qui insiste pour qu'on le présente dans ce cas comme simple citoyen.

Jean-Martin Aussant s'est déplacé à la suite de l'invitation du directeur du Musée des religions du monde de Nicolet, Jean-François Royal.

Ce dernier souhaitait corriger ce qu'il considérait comme une aberration.

« Il n'y avait pas d'assemblée à Nicolet. Jean-Martin étant natif d'ici, il fallait qu'il se passe quelque chose », dit M. Royal.

Ce n'est pas un hasard s'il a choisi la culture et l'éducation comme thèmes pour échanger, débattre et trouver des pistes de solutions. Ce sont des éléments importants selon lui pour le musée et il avait envie d'entendre ce que les gens ont à dire. 

« On stagne, on recule dans bien des domaines. Il faut peut-être qu'on se parle pour trouver comment on peut s'en sortir », lance avec conviction le participant Jean-Paul Touchette.

« Il faut revaloriser le rôle du citoyen, qu'il reprenne sa place dans le quotidien, qu'il ait un certain pouvoir, un certain poids. Mettre des idées de l'avant ce n'est pas nocif, c'est sain à faire », renchérit Jean-François Temblay, installé à la même table.

Des tablettes attendent les participants sur les tables autour desquelles se forment rapidement de petits groupes de discussion. Ils sont invités à y inscrire des idées sur chaque enjeu voulu ainsi que des pistes de solutions qui sont ensuite commentées par M. Aussant.

Plusieurs générations autour de la table

La présence de plusieurs générations autour d'une même table a mené à des débats intéressants, selon la participante Hélène Saulnier.

« Entendre ces jeunes-là, voir qu'on ne consomme pas de la même façon. Des situations font qu'on peut mieux se comprendre », explique-t-elle.

Assis juste en face de Mme Saulnier, Samuel Jacob ajoute que « c'est une approche qui est différente, qu'on n'a pas vu depuis longtemps, qui doit revenir pour impliquer la jeunesse ».

L'éducation au cœur des discussions

Jean-Martin Aussant remarque qu'une idée revient dans chaque assemblée qu'il anime et elle concerne l'éducation. Celle d'éliminer le financement des écoles privées.

« Pas couper le financement dans l'éducation, mais que tout financement public disponible aille aux écoles publiques et non pas aux écoles privées. Comme ça se fait par exemple en Ontario », explique Jean-Martin Aussant.

Au terme de sa tournée, qui prend fin le 8 décembre, le mouvement aura organisé des assemblées publiques dans dix grandes villes de la province et aura mené des centaines d'assemblées de cuisine à la demande de Québécois.

L'objectif ultime est de rendre disponible un petit livre « qui va regrouper les idées entendues pour que les partis politiques et les regroupements les utilisent pour la suite des choses », explique Jean-Martin Aussant.

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