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Notre ligue, notre pays : à la découverte de la Ligue canadienne de football

La photographe de Drummondville, Johany Jutras, qui fréquente les terrains de football depuis toujours a tout vendu ce qu'elle possédait pour traverser le Canada en quête de clichés de la Ligue canadienne de Football (LCF). Cinq mois plus tard, sans un seul sou en poche, elle lance, en marge de la coupe Grey, son livre de sur l'histoire de la LCF.

Un texte d'Amélie Desmarais

La jeune femme, dont les trois frères ont joué au football est partie en juillet dernier en voiture avec un rêve. Pour le réaliser, la travailleuse autonome a misé le tout pour le tout. « J'ai fait une campagne de financement sur internet, j'ai réussi à ramasser 7000$, raconte-t-elle. J'ai laissé mon condo, j'ai vendu mes meubles et tout ce que je pouvais vendre pour avoir une piasse ou 2. »

Elle a aussi vendu ses caméras et convaincu Nikon de lui prêter les caméras dont elle avait besoin pour son voyage. Son objectif: parcourir le pays d'un bout à l'autre en s'arrêtant dans chacune des villes canadiennes où on retrouve une équipe de football professionnel pendant 7 jours et découvrir la LCF.

Après avoir avoir  parcouru 10 000 km en 80 jours, Johany Jutras est revenue au Québec les poches vides. Pour parvenir à imprimer son livre à temps pour la coupe Grey et les fêtes, elle devait trouver 30 000$. Elle s'est tournée vers les parents d'un joueur de football qui avait déjà joué avec un de ses frères. « Je leur ai présenté mon plan d'affaires, s'exclame Johany. Ils m'ont donné des tâches à faire et je les ai faites. Puis deux semaines après ils m'ont prêté l'argent sans intérêt! »

Quelques-unes de ses photos préférées.

Il s'agit d'une photographie du stade des Roughriders de la Saskatchewan lors d'un match spécial le jour de la fête du Travail. C'est la photographie que Johany a choisi de mettre sur la couverture de son livre. « Tout le monde avait un carton qu'il devait lever pendant l'hymne national. » Une fois tous les cartons en l'air on peut voir le drapeau canadien dans les estrades. On voit aussi passer dans le ciel deux avions de chasse. « Pour moi cette photo-là représente vraiment la CFL »

« C'est vraiment ma photo préférée même si elle n'a aucun rapport avec le football », s'exclame Johany en parlant de cette photo prise sur la route entre Winnipeg et Regina. « Ici sur les plaques d'immatriculation c'est écrit je me souviens, mais en Saskatchewan c'est Land of living skies, explique la photographe. Pour moi cette photo c'est vraiment ça. » Johany raconte que c'est par chance qu'elle a réussi cette photo techniquement très difficile à faire. « Normalement ce genre de photo, il faut la faire sur un trépied et presque deviner le moment de l'éclair. » Le vent rendait alors impossible l'utilisation de son trépied. Elle a réussi à prendre le cliché à main levée.

Cette photo aérienne à angle large du stade des Tiger-Cats a été prise à bord d'un hélicoptère parce que les immeubles en hauteur sont rares à Hamilton. Johany a quitté le stade en plein match pour se rendre à l'aéroport pour prendre des photos, mais un orage a éclaté. Puis, comme par miracle, le ciel s'est dégagé pour une période de 25 minutes, ce qui lui a permis de voler et d'aller prendre des photos. Johany a choisi de la mettre en noir et blanc puis d'ajouter une légère touche de jaune pour refléter les couleurs des Tiger-Cats, le noir et le jaune. « C'est une équipe de tough et une ville de tough où tu ne peux pas vraiment marcher seule le soir », raconte-t-elle. 

Cette photo a été prise à Montréal lors d'un match des Alouettes. On voit en avant plan le joueur Marc-Olivier Brouillette lorsqu'il est présenté au public au début de la partie. Johany Jutas était à l'intérieur du casque gonflable. « J'aime beaucoup cette photo parce qu'il y a beaucoup de détermination dans ses yeux, dit-elle. Il a l'air d'aller à la guerre. » 

Cliché capté lors d'un match du Rouge et Noir d'Ottawa. On y voit la mascotte, un bûcheron en mémoire du passé forestier de la ville d'Ottawa. « Ça fait partie de la tradition raconte la photographe, il y a un gros billot de bois et chaque fois qu'il y a un touché, ils font ce qu'on appelle un wood cookie (une tranche de bois) qui est remis à un organisme. Ça représente vraiment Ottawa »

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