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Nouveau programme d'histoire du Québec et du Canada : moins redondant et plus complet

Le nouveau programme d'histoire du Québec et du Canada qui est en ce moment à l'essai dans 30 écoles du Québec dont l'école secondaire du Rocher à Shawinigan permet aux élèves d'avoir une meilleure compréhension de leur histoire.

Un texte d'Amélie Desmarais

C'est ce que constate Luc Lacombe, qui enseigne le programme à quatre groupes de 3e secondaire de l'école du Rocher depuis septembre. « D'après mes résultats scolaires, je trouve que l'élève est plus en mesure de comprendre parce que je prends plus mon temps », explique-t-il.

Avec le nouveau programme, la trame chronologique est étalée sur deux ans, soit la 3e et la 4e secondaire alors qu'auparavant, les élèves en 3e secondaire étudiaient l'histoire de la société québécoise des origines à aujourd'hui. Puis, ils revoyaient cette même histoire en 4e secondaire, mais sous quatre grandes thématiques.

« On trouvait que c'était un peu trop pour l'élève de secondaire 3, dit M. Lacombe. Et c'était redondant, on réexpliquait 2-3 fois la même chose [en secondaire 4] qu'on avait faite en secondaire 3. »

Le fait de répartir la trame narrative de l'histoire du Québec et du Canada sur deux ans permet aussi de consacrer plus de temps à certains événements qui étaient seulement effleurés.

« Ils ont ajouté d'autres notions qu'on n'enseignait pas avant par exemple les conflits avec les Amérindiens, les conflits avec les Anglais, affirme Luc Lacombe. C'est ce qu'on voyait vaguement auparavant, mais que là, on voit plus en profondeur. »

M. Lacombe précise toutefois que le concept d'enseignement par compétences n'a pas été mis de côté dans le nouveau programme. « Nous fonctionnons avec les compétences encore, nous évaluons des compétences, dit-il. Mais on donne un bon accent sur les connaissances . »

Le nouveau programme d'histoire du Québec et du Canada a été créé à l'initiative du gouvernement de Pauline Marois en réponse à l'insatisfaction de certains historiens et enseignants qui souhaitaient donner plus de place à l'enseignement de l'histoire nationale au secondaire. 

Il entrera en vigueur pour tous les élèves de la province en septembre 2016.

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