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Nouvelle hausse de la marge crédit de l'UQTR : elle passe de 40 à 68 millions $

Pour la quatrième fois en 3 ans, le conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières a autorisé, le 16 mai dernier, une hausse de la limite de la marge de crédit de l'UQTR. Le montant maximal disponible est donc passé de 15 à 68 millions $ depuis 2013.

Un texte d'Amélie Desmarais

La directrice des finances, Sonia Thibault, justifie cette nouvelle hausse notamment par les dernières compressions exigées de Québec.

« Si on part du fait qu'on a atteint 35 millions $ au courant du dernier exercice [financier] et qu'on ajoute à ça le déficit prévu de 16 millions $ et qu'on ajoute aussi des subventions à recevoir de 14 millions $, on atteint 65 millions $ », explique-t-elle précisant que l'université se garde aussi une certaine marge de manoeuvre,

35 millions sur la marge de crédit en mars dernier

Selon elle, il n'est pas inquiétant d'avoir recours à une marge de crédit pour payer les opérations courantes de l'Université puisque le taux d'intérêt est d'à peine plus de un pour cent. Mme Thibault concède que l'UQTR manque de liquidités pour remplir ses obligations, mais estime que la situation est sous contrôle.

« C'est nos déficits prévus qui occasionnent ces montants-là, explique madame Thibault. Des déficits qui vont être résorbés dans les prochaines années en fonction de ce que décidera le CA dans les prochains jours. »

Le CA doit adopter un plan de redressement

Le Conseil d'administration doit approuver lundi le plan de redressement qui sera par la suite présenté au ministère de l'Enseignement supérieur. La tâche s'annonce difficile. L'UQTR a le déficit anticipé pour l'année 2016-2017 le plus élevé du réseau universitaire québécois. Il atteindra 10% de son budget annuel alors que l'UQAM, l'Université la plus populeuse du réseau des Universités du Québec, prévoit un déficit correspondant à seulement 1% de son budget annuel.

Sonia Thibault ajoute que la progression du nombre d'étudiants s'est stabilisée au cours des dernières années et que « l'indexation de la subvention du ministère n'est pas à la hauteur de l'augmentation des conventions collectives ».

Dernière hausse selon l'UQTR

Malgré quatre hausses successives au cours des dernières années, la directrice des finances affirme que celle-ci devrait être la dernière.

« Ces temps-ci, on fait face à un budget qu'on contrôle et puis on ne devrait pas avoir d'augmentation dans le prochain mois », se défend Mme Thibault affirmant que 68 millions de crédit sur la marge est la pire des situations.

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