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Opération séduction pour recruter des éducatrices à l'enfance

Alors que certaines régions font la grande séduction pour les médecins, ce sont plutôt des éducatrices à l'enfance dont manque la municipalité de Saint-Ubalde. La garderie coopérative Les Petites Pousses tente de vendre la qualité de travail et de vie du village situé entre Trois-Rivières et Québec.

Un texte de Catherine Bouchard

Ouverte depuis janvier, la nouvelle garderie coopérative de 21 places fait déjà face à des enjeux de recrutement. Elle n'a actuellement aucune remplaçante en cas de maladie ou de congé.

« Le besoin s’est fait sentir, parce qu’on est en région, on est dans un petit village, on a des garderies en milieu familial, mais la plupart [des éducatrice] prévoient aller à la retraite d’ici les cinq prochaines années. Donc, on avait plus de ressources pour nos enfants », élabore la coordonnatrice Joanie Lépine.

D’ailleurs, cette dernière est en retrait préventif. Trois mois ont été nécessaires pour lui trouver une remplaçante et aucun curriculum vitae n’était acheminé. La coordonnatrice estime que les candidates potentielles étaient découragées par la distance.

« Je viens juste de commencer, ça fait trois mois je suis à l'établissement, mais j'aime ça, j'adore ça, c'est parfait », relate l’éducatrice, Marie-Josée Lessard.

Pour les cinq éducatrices de la garderie, il ne fait aucun doute que la qualité des installations et la flexibilité du milieu sont des avantages certains de leur emploi.

« J'aime la garderie, parce que c't'une garderie d'entraide, c'est vraiment une belle équipe, pis je me lève le matin pis je me dis okay, go on y va et c'est ça que j'aime », affirme Mme Lessard.

Et les tout-petits, eux aussi, semblent aimer leur garderie.

« C’est trop cool », s’exclame Émilio Mayrand, lorsque questionné sur comment il trouve son milieu de vie.

Vitalité du village

La municipalité a fortement appuyé le projet de garderie et milité en faveur du modèle coopératif. Pour la survie du village, des services de proximité pour les familles apparaissent essentiels.

« Il n’y aurait pas eu beaucoup de jeunes familles qui se seraient installées [sans garderie]. C'est un problème pour les entreprises, parce qu'à Saint-Ubalde, il doit y avoir une soixantaine d'entreprises, donc eux aussi risquaient de perdre de la main d'oeuvre », avance le maire.

Saint-Ubalde aimerait voir plus d’appui financier à la coopérative du gouvernement du Québec, puisqu’il était impossible d’obtenir un permis de centre de la petite enfance.

« Nous autres, on est administré par des gens de la ville, qui voit pas les problèmes de la campagne », avance M. Saint-Germain.

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