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Oriens technologies à Bécancour se dit menacée de fermeture pour une question de permis

Les dirigeants de l'usine Oriens Technologies demandent l'intervention du gouvernement du Québec. L'entreprise est fermée depuis sept mois parce que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) refuse de renouveler son permis.

L'entreprise, qui embauche 27 personnes, a cessé ses opérations en raison d'une décision prise par la direction régionale de la Mauricie et du Centre-du-Québec du MDDELCC.

Oriens Technologies, qui transforme les déchets d'aluminium en additif cimentaire depuis environ deux ans, déplore l'inflexibilité du ministère face à sa technologie unique au monde.

L'affaire devient politique

L'entreprise explique que la direction régionale du ministère a refusé de renouveler un permis nécessaire à ses opérations, alléguant que l'entreprise n'a pas répondu adéquatement à des avis de non-conformités.

« Mes associés et moi, ce qu'on veut, c'est créer de l'emploi dans le parc industriel de Bécancour », dit le vice-président d'Oriens Technologies, Gilbert Guérette.

Oriens demande à différents ministres d'intervenir pour faire annuler la décision de la direction régionale du MDDELCC.

L'affaire a rebondi mercredi matin à l'Assemblée nationale du Québec. Le Parti québécois a reproché au ministre David Heurtel de faire vivre un cauchemar administratif à l'entreprise.

« Ce n'est pas parce qu'une entreprise reçoit un soutien gouvernemental qu'elle est exempte de respecter nos lois et nos règlements en matière environnementale, a dit le ministre David Heurtel lors de la période des questions. Le ministère a fait son travail », ajoute-t-il. 

Le ministre a dit qu'il n'émettrait pas plus de commentaires considérant que l'affaire est devant les tribunaux­. 

De son côté, le MDDELCC n'a pas répondu à nos demandes d'information dans le dossier d'Oriens Technologies.

Des réactions à Bécancour

La fermeture de l'entreprise Oriens Technologies suscite de nombreuses réactions à Bécancour où les élus et le parc industriel et portuaire déploient depuis quelques années des efforts considérables pour attirer des entreprises.

Sans pouvoir se prononcer directement sur le conflit qui oppose le ministère et l'entreprise, le PDG de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, souhaite que les 27 emplois soient maintenus.

Le maire de Bécancour déplore l'inaction du ministère sachant que l'entreprise concernée s'occupe de « gestion d'environnement et de traitement de déchets », qui ont justement dit-il, une fin positive pour le développement durable. « Il y a quelque chose que je ne comprends pas », dit Jean-Guy Dubois. 

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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