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Ouragan Irma : des heures d’angoisse pour Caroline Dubois et sa famille

Après avoir vécu le passage de l'ouragan Irma dans les îles Vierges britanniques, Caroline Dubois et ses trois enfants sont revenus à Bécancour. Ils sont sains et saufs, mais ont vécu des heures difficiles. Son frère, qui vit aussi à Tortola, viendra bientôt les rejoindre au Québec.

L'ampleur de l’ouragan Irma a pris bien des gens par surprise dans ces îles. « Deux jours avant, il était de catégorie 3, donc on pensait qu’on s’en sortirait quand même assez bien. Puis la journée d’avant, c’était rendu catégorie 5 », raconte la fille du maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Comme les autres habitants de Tortola, la capitale, Caroline Dubois s’était préparée à la tempête. Elle en avait déjà vécu des tempêtes, mais jamais d’une telle force.

Ils ont eu mal aux oreilles, tellement le vent était fort.

« Nous, on était quand même en sécurité, on a jamais eu peur pour notre vie, c’est déjà beaucoup », explique-t-elle.

La maison a tenu le coup. Le toit et les fenêtres sont restés en place durant les six heures qu’a duré le passage de l’ouragan.

Une fois l’ouragan passé, une certaine tension était toujours présente. « La nuit ce n’était pas rassurant en sachant que les prisonniers [qui se sont échappés de la prison] étaient là, que les gens avaient faim », raconte Caroline Dubois.

Et maintenant?

Le conjoint de Caroline Dubois est resté sur place, notamment « pour s’assurer que notre maison est en sécurité et nos entreprises aussi », explique-t-elle.

Une de leurs deux entreprises a été détruite : celle de son conjoint qui était dans le secteur de l’automobile.

Un conteneur de 40 pieds remplis de pneus est d’ailleurs parti au vent, durant l’ouragan.

Caroline Dubois et son conjoint doivent maintenant gérer les assurances et composer avec la perte de revenus. L’électricité pourrait ne pas revenir avant six mois sur l’île.

En attendant, Caroline Dubois a décidé de revenir à Bécancour avec ses enfants, au moins jusqu’en janvier. Après, elle ne sait pas ce qu’elle fera.

« Le retour à la civilisation est difficile. Je suis ici physiquement, j’en suis très heureuse, on est chanceux d’être en vie et ça je ne l’oublierai jamais, mais mon coeur est encore là-bas », dit-elle, la gorge nouée.

Elle pense à tous ses amis qui sont restés sur place et aimerait pouvoir les aider.

Avec la collaboration de Marie-Ève Trudel et de l’émission 360 PM

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