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Partenariat transpacifique : inquiétude dans la région

La conclusion de l'entente de partenariat transpacifique est mal accueillie par les producteurs agricoles de la région.

L'entente prévoit l'ouverture du marché canadien à certains produits étrangers, ce qui crée une brèche dans le système de gestion de l'offre. Les producteurs étrangers vont pouvoir prendre une partie des marchés agricoles au Canada.

Le président du Syndicat des producteurs laitiers du Centre-du-Québec, Denis Morin, est mécontent. Il rappelle que les producteurs ont déjà été affectés par l'entente Canada-Europe. Selon lui, ces ententes privent les producteurs canadiens d'une partie des revenus qui leur sont garantis par le système de gestion de l'offre. « Si on additionne les deux ententes, c'est 5,25 % de marché en moins. Pour une ferme moyenne de 60 vaches, c'est comme si on venait de tuer nos trois meilleures vaches. C'est environ 20 000 $ de revenus en moins », explique Denis Morin. Il affirme, de plus, que la part de marché qui sera perdue entraînera des pertes d'emplois dans le secteur de la transformation des produits laitiers.

Les producteurs de volailles sont, eux aussi, inquiets. D'ici cinq ans, les producteurs étrangers vont pouvoir prendre 2,1 % du marché du poulet au Canada. Les entreprises d'ici craignent, notamment, l'arrivée de poulets américains sur les marches canadiens, puisque nos voisins du sud peuvent produire à moindre coût.
« Juste au niveau du climat, ici pour produire des grains ça coûte plus cher. On est moins rentables qu'aux États-Unis parce que la chaleur ils l'ont plus que nous. Ils ont peut-être l'avantage aussi d'avoir beaucoup plus de travailleurs à bas prix que nous on a ici présentement », indique Jean-Pierre Clavet, de la ferme Le Crépuscule, à Yamachiche.

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