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Pas d'accusations pour la mort de 5 Atikamekw en 1977

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne portera pas d'accusations contre le conducteur d'une fourgonnette impliqué dans un accident qui a coûté la vie à cinq jeunes Atikamekw de la communauté de Manawan en 1977. L'affaire ébranle encore la communauté, 40 ans plus tard.

Le DPCP a rencontré jeudi à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière, les familles des victimes, qui espéraient des accusations contre le conducteur du véhicule, un non-Autochtone qui a survécu à la tragédie et qui est toujours en vie.

En juin 1977, cinq Autochtones, accompagnés de deux non-Autochtones, ont péri dans un accident de la route. Leur véhicule s'est retrouvé dans la rivière du Milieu, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Michel-des-Saints. Les deux non-Autochtones, dont le conducteur, s'en sont sortis indemnes.

Le coroner avait conclu à un acte criminel, soit conduite avec les facultés affaiblies. Mais aucune accusation n'avait été déposée. Les policiers n'avaient pas rencontré les familles des victimes à l'époque, ni pour recueillir des témoignages ni pour leur annoncer la nouvelle.

La Sûreté du Québec a repris l'enquête en mars 2016, soit 39 ans après la tragédie, à la suite de la diffusion d'un reportage de Radio-Canada.

Le chef de Manawan, Jean-Roch Ottawa, a estimé jeudi que le fait que cette rencontre ne se tienne pas dans la réserve de Manawan, mais à Saint-Michel-des-Saints, est un manque de respect.

Il a par ailleurs demandé des excuses publiques des gouvernements fédéral et provincial pour cette enquête qu'il juge bâclée.

Selon les représentants de la communauté, des accusations de non-assistance à personne en détresse ou de négligence criminelle ayant causé la mort doivent être déposées contre le conducteur.

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