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Peine pour adulte pour le complice de Kaven Sirois ? La décision sera rendue en mai

La Couronne réclame que le jeune homme, qui avait 17 ans au moment des meurtres de la rue Sicard à Trois-Rivières, soit assujetti à une peine pour adulte. La défense souhaite qu'il soit jugé comme un adolescent. Les plaidoiries sur la peine du complice de Kaven Sirois ont pris fin vendredi au palais de justice de Trois-Rivières. Le juge Raymond Pronovost rendra sa décision le 13 mai.

Un texte de Marilyn MarceauTwitterCourriel

« Il n'a pas agi de façon impulsive ou irréfléchie », a déclaré d'emblée l'avocat de la Couronne Alexis Bélanger .

Me Bélanger croit que la participation de l'adolescent à ces « meurtres gratuits » est entière. Il a souligné que le degré de planification et de préparation était très élevé. L'avocat rappelle aussi que le jour du meurtre, le jeune homme était prêt non seulement à tuer les trois victimes, mais aussi à torturer la mère des deux soeurs et à abattre des policiers.

Il a été dit en cour que l'accusé avait accepté de participer au complot parce qu'il voulait que son complice lui enlève la vie, à la fin de leur sordide plan. L'avocat croit que cela « ne peut servir à atténuer sa responsabilité ». L'adolescent avait 17 ans et était conscient des conséquences de ses gestes.

Dans son exposé final, l'avocat a mis l'accent sur l'absence de responsabilisation du meurtrier observée par plusieurs experts et sur son manque de remords. La Couronne en conclut donc que la peine maximale de 10 ans dont il pourrait écoper s'il est assujetti à une peine pour adolescent n'est pas suffisante.

Plaidoirie de la défense

« L'adolescent n'est plus le même que celui qu'on voit dans la vidéo de l'interrogatoire », affirme l'avocat de la défense, Me René Duval.

Il a déclaré que si son client paraît impassible, c'est qu'il a un blocage affectif. Il s'appuie ainsi sur les dires du psychiatre Louis Morissette qui a dit en cour que le jeune homme a de la difficulté à faire confiance aux gens qui l'entourent et qu'il a des traits psychopathiques.

L'avocat de la défense a dressé des parallèles entre cette cause et celle du complice, Kaven Sirois, qui a été assujetti à une peine pour adulte. Il a affirmé que le deuxième accusé a un trouble de la personnalité modéré à sévère, alors que la sévérité du même trouble n'a pas été qualifiée dans l'autre cause.

« Il a dépassé le stade capital de reconnaître [sa responsabilité] », a indiqué Me Duval, pour montrer que son client comprend la gravité de son geste.

L'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, est suivi par une psychologue depuis l'automne 2015 au centre de réadaptation où il habite.

Avec des informations de Maude Montembeault

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