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Pensionnats autochtones : un Atikamekw de Wemotaci se raconte dans un livre

Marcel Pititkwe sentait le besoin de parler des ravages que son passage dans les pensionnats autochtones a causé dans sa vie personnelle, familiale et pour tout son peuple. Dans un livre lancé jeudi soir à La Tuque, Nipekiwan Je reviens, il parle de douleurs, mais aussi d'espoir.

Un texte de Marilyn Marceau

L'Atikamekw de Wemotaci a passé 11 ans dans les pensionnats autochtones. Il a subi des agressions physiques et sexuelles, puis il s'est mis à prendre de l'alcool et de la drogue.

Mais Marcel Pititkwe s'en est sorti. Il est même devenu intervenant en toxicomanie en Haute-Mauricie. Sa biographie se veut un message d'espoir, pour montrer qu'il est possible de se défaire de la honte et de la culpabilité associées aux traumatismes subis dans les pensionnats.

« J'écrivais tel que ça venait et il y avait des fois là-dedans que je sacrais parce que j'étais en colère sur certaines choses, pas envers mes agresseurs, mais surtout envers moi-même... d'avoir négligé mes enfants » , affirme l'auteur de 63 ans.

Son livre permet de mieux comprendre pourquoi les relations sont parfois difficiles entre les différentes générations d'Autochtones.

L'auteur a fait lire son livre à d'autres autochtones et « ils ont dit que c'était comme s'ils avaient fait une thérapie », raconte l'Atikmakw qui vit maintenant à La Tuque.

Marcel Pititkwe rêve aussi que les relations s'améliorent entre tous les citoyens du pays. Encore aujourd'hui, « ce n'est pas facile de vivre entre non-Autochtones et Autochtones [...] à cause du racisme », dit-il.

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