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Pénurie de main-d'oeuvre : opération séduction auprès des nouveaux arrivants

Alors que les besoins de main-d'oeuvre sont criants dans plusieurs domaines de la Mauricie, quelques organismes tentent d'attirer les nouveaux arrivants à la Foire nationale de l'emploi de Montréal en vantant les atours de la région.

Un texte de Camille Carpentier

Moins de temps dans les bouchons de circulation, proximité de la garderie, tranquillité, accès à la nature : voilà certains des arguments avec lesquels les Services d’accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières, de Shawinigan et de la MRC de Maskinongé espèrent convaincre les nouveaux arrivants d’adopter la Mauricie.

Pour attirer les familles et les jeunes travailleurs, les SANA, les chambres de commerce et les organismes d’employabilité font front commun.

« On est ici pour pour inciter les immigrants qui sont actuellement à Montréal à s’en venir à Shawinigan, à démystifier qu’est-ce que la région de la Mauricie, explique la directrice du SANA de Shawinigan, Marie-Claude Brûlé. Et aussi, leur faire connaître les emplois qu’il y a chez nous. »

Pénurie de main-d’oeuvre

Les emplois ne manquent pas dans la région. À Shawinigan, les entreprises oeuvrant dans les technologies de l'information (TI) sont continuellement à la recherche de main-d’oeuvre qualifiée.

« La ville de Shawinigan est de plus en plus connue pour avoir des besoins de main-d’œuvre en TI. On a des gens qui viennent nous voir directement pour en savoir plus sur la ville de Shawinigan pour savoir c’est quoi les besoins de main-d’œuvre dans ces domaines-là », ajoute Marie-Claude Brûlé.

Si le problème est également criant dans l’industrie de la restauration, notamment, les entreprises manufacturières de la MRC de Maskinongé cherchent quant à elles à pourvoir 400 postes non spécialisés.

Le défi d’attirer des travailleurs dans les plus petites municipalités est bien réel.

« On incite tout le monde, les nouveaux arrivants, les Québécois ou les Canadiens, à venir sur la MRC parce que beaucoup d’entreprises ont besoin de main-d’oeuvre et n’arrivent pas à trouver suffisamment de personnes qui veulent vivre en région », indique Joëlle Françoise Dallot, agente à l’établissement durable au SANA de la MRC de Maskinongé.

Une campagne qui donne des résultats

La pénurie de main-d’oeuvre n’est pas une préoccupation nouvelle en Mauricie. Le SANA de Trois-Rivières a déjà participé à cinq Foires de l’emploi de Montréal, ainsi qu’à des foires de l’immigration.

« Ça fonctionne. Les gens nous écoutent, ils viennent voir si c’est vrai ce que l’on dit pour être certains de la décision qu’ils vont prendre », indique Ivan Suaza, qui ne peut toutefois pas préciser le nombre de travailleurs migrants qui se sont installés à Trois-Rivières grâce à ces activités de promotion.

À Shawinigan, on a pu mesurer davantage les résultats de cette opération de séduction. Depuis deux ans et demi, 275 personnes appartenant à 32 nationalités se sont installées à Shawinigan pour travailler dans le domaine des TI, selon Marie-Claude Brûlé.

La barrière de la langue demeure un des obstacles à l’intégration des nouveaux arrivants dans les entreprises locales. Le SANA de la MRC de Maskinongé a encore beaucoup de travail à accomplir pour combler sa pénurie de main-d’œuvre. À la Foire nationale de l’emploi de Montréal, cela commence par montrer aux travailleurs où se situe la municipalité.

La Foire nationale de l’emploi de Montréal se poursuit jusqu’à vendredi. Près de 13 000 personnes y sont attendues.

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