Les poules pondeuses ont la cote. De plus en plus de gens veulent en avoir à la maison, mais elles se font rares en Mauricie. Les distributeurs de la région peinent à répondre à la demande qui est en forte augmentation depuis deux ans.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

L’an dernier, Caroline Lessard de Saint-Étienne-des-Grès a vendu quelque 400 poules pondeuses et, cette année, elle en a distribué près de 800.

La demande est tellement forte qu’elle estime qu’elle aurait pu en vendre une centaine de plus si elle avait été en mesure de s’en procurer d’autres auprès des fournisseurs.

Face à cette situation, elle prévoit en réserver 1000 auprès de ses fournisseurs l’an prochain.

À la coopérative BMR Novago de Yamachiche, le gérant a remarqué une augmentation de 20 % des ventes de poules pondeuses depuis quelques années.

En 2017, il a vendu quelque 700 poules et c'est la même chose année. Auparavant, il en vendait annuellement environ 500.

« Souvent, les couvoirs avec qui on fait affaire estiment des quantités annuelles et, si c’est dépassé, c’est malheureux, mais ils ne peuvent pas fournir », explique M. Cossette.

Pour lui, l’engouement se mesure également par la hausse des ventes de moulée et d’accessoires pour les poules.

Une demande urbaine

Selon Caroline Lessard et Michel Cossette, les acheteurs de poules proviennent de plus en plus de milieux urbains comme Trois-Rivières.

M. Cossette croit que cette forte demande pour des poules en Mauricie est principalement due à la popularité des poulaillers urbains fabriqués et commercialisés depuis quelques années par Louis Gélinas de Saint-Barnabé.

D’un autre côté, Caroline Lessard remarque que les gens veulent de plus en plus avoir leurs propres oeufs.

La réglementation sur la garde d’animaux de la Ville de Trois-Rivières interdisant l’élevage ou la garde d’animaux de ferme en milieu urbain ne semble pas freiner les citoyens.

De nombreux Trifluviens nous confient avoir les poules à la maison même s’ils savent qu’ils n’ont pas le droit et qu’ils s’exposent à une amende.

Un risque calculé parce que les poules sont généralement tolérées à moins qu’un citoyen dépose une plainte.

La Ville de Trois-Rivières indique que les élus du conseil municipal veulent revoir l’ensemble de la réglementation sur les animaux, ce qui inclut la possession de poules en milieu urbain.

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